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Dengue, chikungunya...

Zika : le moustique tigre chassé en Occitanie

Par Anne-Laure Lebrun

Alors que les moustiques tigres devraient bientôt faire leur réapparition, les autorités sanitaires d'Occitanie se préparent à la lutte anti-vectorielle. 

Surtout ne pas être pris de court. En Occitanie, la lutte contre le moustique tigre, un nuisible qui reprend ses activités en mai, a déjà commencé. Il faut dire que cette région du Sud-Ouest est la deuxième région métropolitaine la plus colonisée par ce vecteur de la dengue, du chikungunya et plus récemment du zika.  

Des pathologies peu rencontrées l’an dernier grâce à des actions efficaces. Sur les 288 cas suspects signalés, les autorités ont confirmé 30 cas importés de dengue, 5 de chikungunya et 106 de zika. « Grâce à un partenariat important entre l’Agence régionale de santé (ARS), les préfectures et les conseils départementaux, aucun cas de transmission n’a été à déplorer dans notre région en 2016 », a indiqué l’ARS Occitanie qui s’apprête à renouveler ces mesures anti-vectorielles.

Pour préparer cette nouvelle campagne de lutte, tous les acteurs régionaux impliqués (plus de 80 partenaires) se sont réunis le 9 mars à Toulouse. Coordonné par l’ARS, ce plan s’appuie sur une surveillance étroite du moustique Aedes albopictus et le signalement par les médecins de cas suspects de maladies transmises par ces insectes.

Un plan qui repose sur la vigilance de la population

Le premier repose en grande partie sur la population qui peut signaler la présence du moustique tigre sur le territoire via le portail national de signalement. « Pour pouvoir signaler la présence d’un moustique tigre aux autorités sanitaires, il faut que vous disposiez : d’une photo d’un moustique tigre ou d’un moustique dans un état permettant son identification », indique le portail, tout en précisant « que tout ce qui vole n’est pas moustique, et tout moustique n’est pas un moustique tigre ». Ce dernier est facilement reconnaissable à son corps noir rayé de blanc.

En parallèle, les professionnels de santé sont tenus de déclarer auprès des autorités sanitaires tous les cas suspects. Ces déclarations déclenchent des investigations au domicile des patients. Les agents dispensent alors des informations à ces derniers, ainsi qu’au voisinage, pour leur éviter d’être infectés à leur tour. Pour enrayer une éventuelle transmission, ils éliminent également tous les lieux de ponte et pulvérisent de l’insecticide pour tuer les moustiques récalcitrants.

Ces insectes affectionnent particulièrement les petits pots de fleurs à peine remplis d’eau ou les gouttières où l’eau stagne. Une femelle Aedes albopictus peut pondre 3 000 œufs au cours de sa vie (qui ne dure qu'un mois), dont la moitié seront des femelles qui sont les seules à se nourrir de sang. Mieux vaut donc vider et nettoyer tous ces réservoirs à larves.

Outre les mesures ponctuelles réalisées par les autorités, la chasse aux moustiques tigres implique  également la population. L’ARS prévoit de renforcer l’information faite au grand public et auprès des établissements de santé afin que tous les Occitans soient vigilants et agissent au quotidien pour éradiquer le moustique.