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Souche A (H7N9)

Grippe aviaire en Chine : 40 % des patients décèdent

Par Julie Levallois

100 personnes sont mortes de la grippe aviaire en Chine depuis le début de l’hiver. C’est 16 fois plus que l’année dernière. Les autorités sanitaires s’alertent de cette progression.

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L’épidémie de grippe aviaire repart à la hausse en Chine. C’est même une explosion que constatent les autorités sanitaires. Depuis le début de l’hiver, 100 personnes ont été tuées par la souche A (H7N9). La mortalité est anormalement élevée, selon l’Organisation Mondiale de la Santé. En effet, 40 % des malades ne survivent pas à l’infection.

La souche en circulation a été transmise pour la première fois à l’homme en 2013. Depuis, des milliers de cas ont été signalés par les autorités sanitaires. Mais l’hiver 2016-2017 a de quoi inquiéter. Rien qu’au mois de janvier, 79 Chinois sont morts de la grippe aviaire H7N9, sur les 192 infectés. C’est largement supérieur à l’année précédente. Sur la même période, 6 décès avaient été dénombrés.

Pas de transmission entre hommes

Au total, 16 provinces de la République Populaire de Chine sont confrontées à l’épidémie de grippe aviaire H7N9. Cette souche pose un problème particulièrement épineux aux autorités car les poulets infectés ne développent pas de symptômes et ne meurent pas. La transmission à l’homme est pour le moment limitée : seules les personnes en contact régulier ou prolongé avec les volailles malades – dans les marchés par exemple – sont susceptibles de contracter la maladie.

Mais dans deux foyers, la transmission d’homme à homme n’a pas pu être écartée. Et si la souche est peu virulente chez l’oiseau, ça n’est pas le cas chez l’homme.
Afin de limiter la propagation du virus, les autorités chinoises ont donc interdit, à titre temporaire, l’ouverture des marchés d’animaux vivants dans les provinces touchées. Le transport de ceux-ci est aussi soumis à un contrôle strict.