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56 000 Français interrogés

Hôpitaux : 8 patients sur 10 ont une image positive

Par Julie Levallois

Les Français sont plutôt satisfaits de l’accueil qui leur est réservé lors d'un séjour à l'hôpital, selon une évaluation sans précédent réalisée par la Haute autorité de santé.

XiXinXing/epictura

Les hôpitaux français livrent des soins de bonne qualité. Mais il y a encore de la place pour des améliorations, comme le montre la première évaluation de la Haute Autorité de Santé (HAS). Publiée ce 15 décembre, elle s’appuie sur l’expérience des patients, interrogés après un séjour en service de médecine, chirurgie ou obstétrique. Les enseignements de ces travaux sont précieux : ils montrent que des progrès restent à accomplir, notamment dans le respect du droit des patients.

La sortie mal gérée

56 000 patients hospitalisés en 2016 ont accepté de témoigner de leur vécu. C'est la première fois qu'un tel suivi est réalisé par la Haute Autorité de Santé. Il semble plutôt positif : le score de satisfaction est de 72,7 sur 100. Une note honorable. Mais certains secteurs se démarquent par un résultat qui laisse à désirer.
C’est notamment le cas de la fin d’hospitalisation. Un patient sur quatre estime que l’organisation est insuffisante. De fait, les lettres de liaison avec les médecins de ville se font trop rares (25 %) lors d’une hospitalisation standard. Les services de psychiatrie ne font pas mieux : les comptes-rendus sont trop rarement remis au patient. La HAS souligne que ces lacunes favorisent la rupture de suivi. Elle fait donc de cet item un axe d’amélioration prioritaire.

En réalité, dès le début de l’hospitalisation, des écueils sont signalés. Ils sont plus rares, mais les conséquences peuvent être sérieuses. Par exemple, l’examen médical à l’entrée est omis dans un quart des cas. Ne pas connaître le poids du patient et son IMC est problématique en cas d’anesthésie. L’évaluation des risques de cette pratique est, heureusement, pratiquée dans la quasi-totalité des cas. Le compte-rendu, lui, s’établit moins souvent.

Des échanges optimaux

Côté droits du patient, de gros progrès doivent avoir lieu. Les malades ne sont spontanément informés des soins ou de leur état de santé que dans 72 % des cas. Le reste du temps, la question doit être formulée. Une réponse est alors apportée dans 9 cas sur 10. Le plus souvent, elle est suffisamment claire.

Malgré ces quelques lacunes, les patients sont satisfaits de leur prise en charge. Plus de 80 % expriment une opinion positive concernent l’écoute dont ils ont bénéficié, du soutien de la part des infirmiers ou encore de la façon dont la douleur est gérée. Tout n’est donc pas à jeter. D’autant qu'entre les professionnels de santé de la ville et de l’hôpital, les informations circulent, même dans le cadre d’une hospitalisation à domicile.