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QUESTION D'ACTU

Négociations conventionnelles

Conférence santé : Marisol Touraine fait des promesses aux médecins

A la veille de la négociation conventionnelle entre l'Assurance Maladie et les syndicats de médecins libéraux, Marisol Touraine plaide à nouveau en faveur d'une hausse des tarifs.

Conférence santé : Marisol Touraine fait des promesses aux médecins LEWIS JOLY/SIPA

  • Publié 11.02.2016 à 13h55
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Alors que la négociation conventionnelle entre l'Assurance maladie et les syndicats médicaux approche (24 février), Marisol Touraine, ministre de la Santé, tente à nouveau de se rabibocher avec les médecins libéraux. En ce jeudi d'ouverture de la Grande conférence de la santé, la locataire de l'avenue Duquesne (Paris 7ème) fait un pas vers les 5 organisations représentatives (CSMF, FMF, SML, MG FRANCE et Le BLOC) qui boycottent l'évènement. 

Comme lors de ses voeux à la presse il y a quelques semaines, elle a réitéré son appel à une hausse des tarifs médicaux : « Je suis favorable à une évolution de la rémunération. Mais cela relève de la négociation entre l’Assurance Maladie et les médecins. L’enjeu porte sur le "comment" de cette revalorisation », précise-t-elle dans une interview au site web des Echos

Des progrès sur les forfaits et la ROSP ?

Par ailleurs, Marisol Touraine a voulu être claire sur sa vision des rémunérations des médecins. En rappelant tout d'abord que « pour chaque consultation, un médecin généraliste touche en moyenne 8,50 euros de la Sécurité sociale, en plus des 23 euros, pour leur contribution à des objectifs de santé publique (par exemple inciter à dépister le diabète) ». « Ce complément est important et je suis attachée à la valorisation des pratiques de prévention », ajoute-t-elle. Une précision qui semble montrer une nouvelle fois la préférence de la ministre en faveur des forfaits et autres rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP).

Celles-ci ne contentent pourtant pas les syndicats de médicaux libéraux qui restent attachés au principe du paiement à l'acte. Leur objectif est donc de faire grimper le prix de la consultation. De 23 à 25 euros pour MG France, ou mieux encore, à 30 euros pour tous les médecins d'après la CSMF (1), le premier syndicat de médecins libéraux.

 

Tenir les comptes publics  avant tout 

Et pour les plus gourmands des syndicalistes, Marisol Touraine a rappelé le contexte budgétaire : « Il faudra trouver le bon chemin entre des contraintes financières inévitables, et la nécessité de reconnaître à sa juste valeur le travail des professionnels ». Des déclarations qui laissent peu d'espoir aux syndicalistes d'autant plus que l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (ONDAM) a été fixé à un taux historiquement bas de 1,75 % pour 2016.

Une 1ère enveloppe pour les femmes enceintes 

Mais dans l'attente de cette négociation conventionnelle qui s'annonce donc tendue, la ministre a déjà fait un geste financier envers certains praticiens, en annonçant une protection maternité pour les femmes médecins.
Celle-ci représentera plus de 3 000 euros par mois pendant­ trois mois (en plus de l’actuelle allocation forfaitaire). Sont concernées celles qui ne pratiquent pas de dépassement d’honoraires, ou bien qui se sont engagées à les limiter via un Contrat d’Accès aux Soins (CAS). « Environ 15 000 femmes en âge de procréer pourront béné­ficier de cette mesure », a conclu Marisol Touraine.

(1) Confédération des Syndicats Médicaux Français

Se rapprocher des jeunes médecins
Alors que la Grande conférence de la santé s'ouvre ce jeudi en l'absence des cinq syndicats de médecins libéraux représentatifs, Marisol Touraine a souhaité se rapprocher des futurs et des jeunes médecins.
Dans son interview aux Echos, la ministre veut d'abord améliorer la formation des professions de santé. « Il faut créer plus de passerelles entre les formations médicales et paramédicales, car les jeunes professionnels savent qu’ils vont travailler ensemble désormais. Il faut qu’ils apprennent et se forment ensemble ».
Et comme l'Ordre des médecins dans son Livre blanc, la ministre de la Santé veut aller plus loin dans le numerus clausus ciblé en fonction des besoins régionaux. Après l'avoir déjà expérimenté pour l’accès aux études de médecine, elle appelle poursuivre la réflexion dans cette direction.



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