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Etude sur 19 hommes sains

Sommeil : les grasses matinées réduiraient le risque de diabète

Par Audrey Vaugrente

Compenser le manque de sommeil de la semaine par une grasse matinée le week-end s'avère une bonne idée : le risque de diabète revient à la normale grâce à cette pratique.

PureStock/SIPA

Eteindre le réveil et profiter d’une grasse matinée le week-end : voilà un rituel qu’apprécient de nombreux travailleurs. Ce petit plaisir semble très utile à ceux qui ne dorment pas assez au cours de la semaine. Il semble contrer les effets néfastes de la dette de sommeil sur le risque de diabète. C’est la conclusion d’une petite étude publiée dans Diabetes Care.

19 hommes de poids normal, en bonne santé et jeunes ont pris part à ces travaux. Dans un premier temps, ils ont pu profiter de 8 heures et demie de sommeil, durant 4 nuits. Ensuite, l’équipe a limité le temps de sommeil à 4,5 heures par nuit, et enfin les volontaires ont pu dormir autant qu'ils le souhaitaient, pendant 2 nuits. Durant ces grasses matinées, les volontaires ont dormi 9,7 heures, en moyenne, afin de rattraper la privation de sommeil.

Cette méthode instinctive porte ses fruits. Lorsque les hommes ne sommeillaient pas suffisamment, leur sensibilité à l’insuline – un marqueur de risque de diabète – a chuté de 23 %. Dans le même temps, le risque de diabète a augmenté de 16 %. Des résultats similaires ont été obtenus concernant le risque d'obésité.



A confirmer à long terme

Mais après deux grasses matinées, ces deux marqueurs retournent à la normale. « La réaction métabolique à ce sommeil supplémentaire est très intéressante et encourageante, estime Esra Tasali, qui co-signe la publication. Cela montre que des personnes jeunes et en bonne santé qui ne dorment pas suffisamment de manière sporadique peuvent réduire leur risque de diabète s’ils rattrapent leur dette pendant le week-end. »

Ces résultats doivent encore être confirmés sur des études de plus long terme. Car les dettes de sommeil n’affectent pas seulement le risque de diabète. Subies de manière chronique, elles accroissent le risque d’inflammation et d’hypertension artérielle.
Sans compter qu'avoir de gros décalages entre le temps de sommeil de la semaine et du week-end de manière chronique a démontré des effets néfastes sur la santé, à long terme. Une récente étude indiquait ainsi une augmentation ... du risque de diabète !