Vaccins : d'autant plus efficace si l'ensemble de la population est vacciné

Publié le 08.01.2017

Depuis plusieurs années, la vaccination est en baisse dans l'ensemble des pays européens. Or, c'est « le moyen de prévention le plus efficace aujourd’hui pour lutter contre certaines maladies infectieuses et c'est aussi un moyen de protection collective : la vaccination permet de protéger les autres, notamment les personnes les plus fragiles de son entourage.

Vaccins : Définition

-Qu’est-ce qu’un vaccin ?

-Quel est l’intérêt de se faire vacciner ?

-Qu’est-ce qu’un microbe ?

-Quels sont les différents types de vaccins ?

 

 

Qu’est-ce qu’un vaccin ?

 

Un vaccin est un médicament dont l’objectif est de stimuler les cellules du système immunitaire d’une personne contre un microbe pour s’en protéger. On dit qu’une personne est immunisée dès lors que la protection induite par son système immunitaire vis-à-vis du microbe en question est suffisante pour éviter la survenue de la maladie. Le principe de l’immunisation repose sur la capacité des cellules du système immunitaire à garder en mémoire l’identité d’un microbe à leur première rencontre. En connaissant par avance ses adversaires, les cellules immunitaires pourront plus facilement les combattre et empêcher la maladie de se déclarer. Même si le vaccin ne sert pas à traiter une maladie mais à éviter qu’elle n’apparaisse, il n’en reste pas moins un médicament ; il est donc soumis à des règles de prescription strictes et à des contrôles de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de la santé.

 

Quel est l’intérêt de se faire vacciner ?

La vaccination est un acte de prévention qui permet de se protéger soi-même contre des microbes mais également d’en protéger les autres. En effet, se vacciner permet de diminuer la transmission microbienne à des personnes vulnérables comme les nouveau-nés dont le système immunitaire ne fonctionne pas encore bien. A titre d’exemple, si dans la majorité des cas la coqueluche est bénigne pour l’adulte, elle peut se révéler fatale pour un nourrisson qui, lui, n’aura pas encore les armes adéquates pour se défendre. En France, la vaccination a permis d’éradiquer du territoire plusieurs maladies comme la poliomyélite ou de diminuer significativement l’apparition de nouveaux cas de rougeole. Il est faux de penser qu’il n’y a plus besoin de se faire vacciner contre ces maladies puisqu’elles ont disparues. Au contraire, ne pas se faire vacciner augmente le risque de les voir réapparaître.

 

Qu’est-ce qu’un microbe ?

Le mot « microbe » est un mot du langage courant désignant des micro-organismes vivants capables de s’introduire dans le corps humain et pouvant être responsables de maladies. Parmi les micro-organismes les plus connus, on retrouve les bactéries, les virus et les parasites. Certains de ces microbes sont indispensables à notre vie comme les bactéries de la flore intestinale ou de la flore cutanée. Mais la plupart des autres constituent des menaces qui mettraient en péril nos fonctions vitales si notre système immunitaire n’était pas là pour nous défendre contre eux. Néanmoins, certaines maladies infectieuses graves ou potentiellement mortelles causées par des bactéries ou des virus peuvent résister à nos mécanismes de défense. Pour éviter de contracter ces maladies, la vaccination, si elle existe, représente une sorte de coup de pouce non négligeable et un moyen facile de lutte contre ces micro-organismes.

 

Quels sont les différents types de vaccins ?

Les vaccins se présentent sous différentes formes en fonction du type de bactérie ou de virus, et de l’intensité de la réponse immunitaire recherchée. Ainsi retrouve-t-on deux grands groupes : les vaccins vivants et les vaccins inertes (ou inactivés). Les vaccins vivants, comme leur nom l’indique, contiennent un virus ou une bactérie vivants mais atténués c’est à dire affaiblis et dépourvus de toute toxicité. Les vaccins inertes, quant à eux, contiennent soit le micro-organisme entier mais mort, soit simplement un fragment de celui-ci suffisant pour entraîner une réaction immunitaire. Ce fragment est choisi pour être le plus spécifique possible du micro-organisme. Il s’agit le plus fréquemment d’une protéine de membrane cellulaire, ou d’une toxine produite par le virus ou la bactérie. En outre, un vaccin ciblera soit un seul microbe en particulier, soit plusieurs en une seule injection par l’association de différents fragments d’agents pathogènes dans le flacon. On les appelle des vaccins polyosidiques ou conjugués.

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