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Dépistage et vaccination

Plan cancer : éradiquer le cancer du col de l'utérus

Par la rédaction

Le président, François Hollande, a annoncé que le 3ème plan cancer serait doté de 1,5 Md d'€. Parmi les mesures phares, réduire la mortalité du cancer du col de l'utérus de 30 % en dix ans.

Institut National du Cancer (INCa)

Le Président de la République, François Hollande, a dévoilé ce mardi le 3ème plan cancer (2014-2019) doté de 1,5 milliard d’euros. Ce nouveau plan, placé sous le signe de la lutte contre les inégalités, devrait notamment financer la recherche contre le cancer à hauteur de 730 millions d’euros.
Mais en dehors de la recherche, le gouvernement a également émis des propositions concrètes destinées à éradiquer certains cancers. A ce titre, le gouvernement a plaidé pour « l'élargissement du dépistage du cancer du col de l’utérus. ». Car aujourd'hui encore, beaucoup de françaises échappent toujours à tout dépistage de cette maladie, principalement dans les populations les plus vulnérables. Ainsi, le Baromètre cancer 2010 montrait que le niveau d’études, de revenu, et la catégorie socioprofessionnelle, étaient étroitement lié à la réalisation d’un dépistage du cancer du col utérin. Résultat, cette pathologie provoque toujours près de 1000 décès par an en France.

Réduire la mortalité de 30 % en dix ans
Alors, pour parvenir à éradiquer cette maladie, le dépistage systématique du cancer du col de l’utérus, qui « atteint aujourd’hui 3 000 femmes », devra, selon François Hollande, être étendu à « 80 % des femmes, contre contre 60 % aujourd'hui ». Concrètement, le gouvernement à l'intention d'inciter toujours plus les femmes à effectuer le frottis, qui est utilisé pour dépister la maladie. L'Elysée plaide ainsi pour une généralisation du frottis « tous les trois ans », à toutes les femmes de 25 à 65 ans, comme le recommande l'Institut national du cancer depuis fort longtemps. Cette mesure réduira la mortalité de 30 % en dix ans », a précisé le président.
Le Plan Cancer 2014-2019 compte s’appuyer sur un programme national de dépistage généralisé et organisé. Il devrait mobiliser encore davantage le médecin généraliste, mais aussi les gynécologues et les sages‐ femmes, avec l’appui des structures de gestion des dépistages. 


Doubler d'ici 5 ans la couverture vaccinale

Parallèllement, le Président a également annoncé le doublement « d’ici cinq ans » de la « couverture vaccinale » pour les jeunes filles. Surtout qu'à l'heure actuelle, les objectifs français de vaccination contre le papillomavirus (HPV) sont loin d’être atteints. Alors qu’en 2004, le Haut comité de santé publique visait les 95 % de couverture vaccinale, nous n’en sommes aujourd’hui qu’à un taux de 30 % de jeunes filles ayant reçu les trois doses de vaccin. 
Dans ce cadre, le 3ème plan cancer prévoit par exemple de renforcer la communication vers les jeunes filles, et les parents sur l’enjeu de la vaccination et son rapport bénéfices/risques, en mobilisant les relais locaux associatifs, les collectivités territoriales et les services de santé scolaire.
Mais aussi, d'« introduire dans les rémunérations sur objectifs de santé publique des médecins traitants un indicateur de progrès de la vaccination anti‐HPV, en complément de l’indicateur existant pour le frottis du col de l’utérus. » Enfin, le gouvernement àl'intention d'autoriser la vaccination par les infirmier(e)s diplômé(e)s d’État.

Les papillomavirus humains (HPV) sont en effet la principale cause du cancer du col de l'utérus. Et la vaccination préventive cible les types de papillomavirus les plus répandus, à l’origine de 70 % des cancers du col de l’utérus. Toutefois, la vaccination ne protégeant pas à 100% contre le cancer du col de l'utérus, elle ne remplace pas le dépistage régulier par frottis à partir de 25 ans.