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Etude au Royaume-Uni

Cancers : le diagnostic aux urgences réduit les chances de survie

Par Julie Levallois

Selon le parcours de soin, la survie après un cancer n'est pas la même. Être diagnostiqué aux urgences réduit les chances d'accéder à une chirurgie salvatrice.

SERGE POUZET/SIPA

Dans le cancer, mieux vaut être diagnostiqué par le généraliste qu’aux urgences. Ce parcours augmente les chances d’accéder à la chirurgie. C’est le résultat d’une étude menée par l’association Cancer Research UK, présentée à la Conférence sur l’issue des cancers, qui se tient à Belfast (Royaume-Uni), du 8 au 10 juin.

Les femmes atteintes de cancer du sein ont quatre fois moins de chances d’accéder à la chirurgie lorsqu’elles sont diagnostiquées aux urgences. Seules 20 % des patientes sont opérées dans ce cas, contre 80 % quand elles sont suivies par leur médecin généraliste. Un déséquilibre qui concerne 19 cancers sur les 20 étudiés par Cancer Research UK. Il n’y a que dans le cancer du larynx que le choix de la chirurgie est équivalent quel que soit le parcours.

« Nous savons depuis un certain temps que les patients dont les cancers sont découverts après une admission aux urgences ont moins de chances de survie un an après le diagnostic, souligne le Dr Mick Peake, qui a participé à l’étude. Cependant, beaucoup de gens hospitalisés à cette occasion ont un cancer avancé, et sont donc moins éligibles à la chirurgie. »

D’après Cancer Research UK, ces résultats doivent véhiculer deux messages : le diagnostic précoce doit être plus répandu, et lorsqu’un patient est admis aux urgences, une équipe de spécialistes doit être disponible pour optimiser le traitement. C’est d’autant plus important que la chirurgie représenterait la moitié des cas de guérison. « Savoir quand, où et comment les patients sont diagnostiqués nous aiderait à surmonter les obstacles et à mieux planifier les services qui amélioreront la survie après le cancer et le vécu des patients », conclut Sara Hiom, responsable du diagnostic précoce à l’association.

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