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Etude sur 500 femmes

Troubles de la sexualité : la ménopause n’est pas un facteur de risque

Bouffées de chaleur, sautes d’humeur, sécheresse vaginale… Les symptômes de la ménopause sont nombreux. Mais cette période n’a qu’une faible influence dans la vie sexuelle.

Troubles de la sexualité : la ménopause n’est pas un facteur de risque Mood Board / Rex Featur/REX/SIPA

  • Publié 05.05.2015 à 18h32
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La ménopause est souvent décrite comme une période de bouleversement dans la vie d’une femme. Jusqu’à quel point influence-t-elle la vie sexuelle ? Des chercheurs suisses et britaniques se sont penchés sur la question. Il semble que les changements hormonaux qui sont à l’œuvre n’aient qu’une influence mineure, concluent-ils dans le Journal of Sexual Medicine.

 

Plus à l’aise avec l’âge

Pendant 4 ans, les chercheurs ont comparé la vie sexuelle de 507 femmes, dont 329 étaient ménopausées. Les troubles de la sexualité sont plus fréquents après la ménopause qu’avant, établit l’étude. Mais la part de femmes qui en développent est similaire dans les deux groupes (22 %), tout comme celle de participantes qui ont vu leur vie sexuelle décliner (7 %).

« Ces résultats remettent en question le rôle de la transition vers la ménopause comme un facteur de risque "général" et "difficile" de troubles sexuels, note Andra Burri, principal auteur de l’étude. Il est bien connu que l’âge ne représente pas un facteur de risque général de la dysfonction sexuelle et que les femmes, particulièrement à un âge avancé, ont tendance à se sentir plus à l’aise avec leur sexualité et trouvent d’autres moyens d’apprécier une vie sexuelle saine. »

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Des facteurs prédictifs

Les travaux permettent toutefois de définir les facteurs prédictifs de la santé sexuelle d’une femme. Le niveau de chaque facteur (désir, excitation, orgasme…) permet de prédire le niveau qu’il aura 4 ans plus tard. Cela indique une certaine stabilité, aux yeux des chercheurs. « La fonction sexuelle des femmes était modérément stable au cours des 4 ans.
Les principaux facteurs prédictifs d’une évolution de la fonction sexuelle et de la satisfaction étaient le désir et l’excitation, concluent-ils. Cela souligne leur potentiel rôle clé dans la santé sexuelle féminine. »

Tous les aspects de la vie sexuelle n’ont pas le même rôle dans la qualité de l’expérience d’une femme. Le niveau d’excitation permet par exemple de prédire l’évolution du désir ou de l’orgasme. Mais le désir et la douleur n’influencent la satisfaction que chez les femmes ménopausées. « La satisfaction sexuelle semble bien plus variable au cours du temps que les domaines physiologiques et affectifs de la réactivité sexuelle », remarquent les auteurs. En effet, elle est liée à des facteurs variables comme la qualité de la relation avec le partenaire.


Donnée clé de cette étude, les troubles de la sexualité ne sont pas une fatalité. « D’un point de vue clinique, l’amélioration de la sexualité des femmes est possible, même à un stade avancé, et malgré la présence de limitations biologiques », conclut le Dr Andrea Burri. Dans certains cas, une rémission spontanée est même possible.

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