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QUESTION D'ACTU

Enquête de l'UFC-Que Choisir

Bisphénol A : les produits pour bébés sont sur la sellette

En réaction aux résultats de son test labo sur 68 produits pour bébés, révélant que plus d’un sur six contient des perturbateurs endocriniens, l’UFC-Que Choisir exige une autre réglementation.

Bisphénol A : les produits pour bébés sont sur la sellette BANOS/TPH/SIPA

  • Publié 14.02.2015 à 11h31
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Tétines, couches, bodys, tapis d’éveil ou puzzle... les produits pour bébés ne sont pas dénués de risques. C'est ce qu'a révélé ce jeudi l’UFC-Que Choisir qui a mené l’enquête pour vérifier l’absence de molécules nocives (bisphénols, retardateurs de flamme, phtalates, formamide, métaux lourds, formaldéhyde …) dans 68 produits destinés aux bébés. Et les résultats ne sont pas rassurants.

Une présence dans plus d’1 produit sur 6
Pour commencer, l'association de consommateurs révèle qu'elle a retrouvé la présence de perturbateurs endocriniens dans pas moins de douze produits de leur échantillon, soit dans plus d’un produit sur six.
Plus inquiétant encore, du fait des teneurs élevées pour ce type de composés, deux produits ont écopé de la part de l'UFC de la mention « NE PAS ACHETER ».
C'est le cas par exemple d'une tétine de grande marque qui, malgré l’accroche faussement rassurante « 0 % BPA », contient des doses très significatives de bisphénol A, pourtant interdit depuis plus de deux ans dans ce type de produit.
Même constat pour un matelas à langer, qui contient un retardateur de flamme chloré à une teneur trente fois supérieure au maximum autorisé par la réglementation qui sera appliqué dès fin 2015.

Des perturbateurs endocriniens dangereux à faible dose
L'UFC-Que Choisir s'inquiète également des produits qui, du point de vue toxicologique, respectent les normes. Elle écrit : « parmi les substances chimiques retrouvées (phtalates ou le bisphénol A) certaines sont soupçonnées, même à des doses infinitésimales, de perturber ou d’interférer avec notre système hormonal et d’être en grande partie responsables de l’augmentation de troubles et pathologies (infertilité, cancers hormono-dépendants, diabète, etc.) » L' association de consommateurs souhaiterait qu'il n'y ait donc plus aucune trace de ces substances dans les articles pour bébés.

Une législation obsolète
Pour expliquer ces résultats, l'UFC pointe du doigt une réglementation obsolète. « Ces résultats inadmissibles s’expliquent notamment par une réglementation inadaptée à l’enjeu sanitaire. Les autorités n’ont ciblé que les utilisations les plus risquées (tétines, jouets …), alors qu’une interdiction plus large s’imposait pour prendre en compte les risques significatifs que constituent les autres objets présents dans l’environnement immédiat du bébé (matelas à langer, tapis de sol …) qui selon le cas peuvent être portés à la bouche ou sont en contact prolongé avec la peau », écrit-elle.
Autre reproche contre cette légisalition, elle ne porterait « que sur un très faible échantillon des perturbateurs endocriniens identifiés par les experts. »

Pour un réglementation plus ambitieuse
Enfin, l'association termine en martelant que respecter la réglementation est possible, puisque son labo test révèle également que 56 produits testés (soit plus de 80 % de l'échantillon) sont irréprochables du point de vue de la présence de perturbateurs endocriniens. 
« Au vu de ces éléments, et après les alertes déjà données par l’association sur les perturbateurs endocriniens dans les lingettes, les jouets et d’autres produits destinés aux bébés, l’UFC-Que Choisir demande aux législateurs français et européens d’adopter sans délai une réglementation bien plus ambitieuse sur les perturbateurs endocriniens, en particulier pour les produits destinés aux enfants », conclut-elle.




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