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Un milliard d’euros d’économies de plus

Budget de la Sécu : le Sénat demande des économies supplémentaires

Par la rédaction

Le Sénat réclame un milliard d’euros d’économies supplémentaires dans le budget 2015 de la Sécurité sociale. Il lorgne du côté de la pertinence des soins et du personnel hospitalier.

Gérard Larcher, nouveau président du Sénat (LICHTFELD EREZ/SIPA)

Un milliard d’euros d’économies supplémentaires dans le domaine de la santé. C’est ni plus ni moins ce que réclame le Sénat après examen du Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS 2015). « Le gouvernement pour sa part vise un milliard d’économies », a déclaré le sénateur centriste Jean-Marie Vanlerenberghe, rapporteur général du PLFSS 2015. « Je dis qu’on peut ajouter un milliard d’économies supplémentaires. »

 

Optimiser les soins, développer les génériques

Aux yeux du sénateur Vanlerenberghe, le budget de la Sécurité sociale en 2015 est « orienté plus sur des économies de dépense que sur une augmentation des recettes. C’est ce que nous réclamons depuis 2012 », a-t-il ajouté, « et nous espérons amplifier le mouvement. »

La proposition du Sénat vise en premier lieu le domaine de la santé, notamment la pertinence des soins. « Il y a 30 % d’actes inutiles ou redondants en médecine hospitalière, comme en médecine de ville », souligne Jean-Marie Vanlerenberghe. Au-delà d’une optimisation des soins, le sénateur souhaite jouer sur de nombreux tableaux. Il propose d’accentuer la lutte contre la fraude, de développer plus avant le recours aux médicaments génériques - une source d’économies non négligeable - et de réformer la tarification des urgences hospitalières.

 

Rétablir la journée de carence du personnel hospitalier

Les économies se feront aussi du côté du personnel hospitalier, si la proposition du Sénat est acceptée. Elle suggère en effet de rétablir la journée de carence en cas d’arrêt maladie, et de réduire d’une journée le nombre de RTT (récupération du temps de travail) pratiquées à l’hôpital.

Le Sénat a aussi proposé un passage progressif de l’âge légal de départ à la retrait à 64 ans - en contrepartie de la mise en place du compte pénibilité - et une suppression de la modulation des allocations familiales en fonction des revenus. Une commission mixte partiaire (7 sénateurs, 7 députés) devra trouver une version commune à l’Assemblée nationale et au Sénat, le 18 novembre prochain. Si le désaccord persiste, l’Assemblée nationale aura le dernier mot.