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Vasalgel

Un gel contraceptif pour les hommes dès 2017 ?

Par la rédaction

Une ONG américaine développe actuellement un nouveau moyen de contraception pour les hommes, qui permet de bloquer le passage des spermatozoïdes. 

DURAND FLORENCE/SIPA

En matière de contraception, il faut admettre que les hommes sont plutôt mal servis. La maîtrise de leur fertilité passe par deux moyens seulement : le préservatif, et la vasectomie, une technique chirurgicale de stérilisation définitive, qui augmenterait, qui plus est, le risque de cancer de la prostate. On leur a bien promis une pilule contraceptive 100% masculine ; mais celle-ci ne devrait pas voir le jour avant une bonne décennie.

Indolore et réversible
Cette terrible injustice pourrait bien être réparée, et ce, dès 2017. Parsemus Fondation, une ONG américaine à but non lucratif, développe actuellement un gel permettant de bloquer le passage des spermatozoïdes. Réversible, sans hormones, le Vasalgel s’injecte dans le canal déférent, qui relie le testicule au canal éjaculateur. Un produit chimique, le polymère, perturbe la membrane des spermatozoïdes et les rend incapables de se déplacer - et donc, de féconder un ovule. L’injection est indolore.



« La procédure est similaire à une vasectomie sans scalpel, explique la fondation. Plutôt que de couper le canal déférent, on injecte un gel dedans. Si un homme souhaite restaurer le flux de spermatozoïdes, même des mois ou des années plus tard, le polymère est éliminé du canal grâce à une autre injection ».

Dans les pharmacies à prix réduit
Une petite révolution… D’autant plus que le Vasalgel serait commercialisé à un prix inférieur à tous les autres contraceptifs de long terme, essentiellement féminins. En janvier, le New-York Times affirmait d’ailleurs que le « Vasalgel serait la méthode la plus susceptible d'entrer sur le marché américain dans un futur proche ».

Reste à le tester sur les humains. Pour le moment, le gel a prouvé son efficacité sur des babouins avec des résultats très encourageants. Pendant un mois, trois singes ayant subi l’injection ont été laissés en compagnie d’une dizaine de femelles. Malgré une activité frénétique, aucune grossesse n’est à déclarer. La seconde phase de test doit prouver l’efficacité de l'injection permettant la réversibilité du processus.