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QUESTION D'ACTU

Médicaments en grande surface

Leclerc veut abolir le monopole des officines, pas des pharmaciens

Vers la fin du monopole des pharmaciens ? Michel-Edouard Leclerc, PDG du groupe Leclerc, se prononce en faveur de cette mesure. Elle rendrait le marché du médicament plus concurrentiel. 

Leclerc veut abolir le monopole des officines, pas des pharmaciens JAUBERT/SIPA

  • Publié le 29.07.2014 à 15h31
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Un rapport réalisé par l'Inspection générale des finances (IGF), dont les conclusions ont été révélées ce lundi, demande la fin du monopole des pharmacies pour la vente de certains médicaments à prescription facultative et non remboursables, comme le Spasfon ou le Doliprane. Ils pourraient bientôt être vendus en grande surface. L'idée inquiète beaucoup la profession. Dans un entretien accordé à France Info, Michel-Edouard Leclerc, PDG du groupe Leclerc, se prononce en faveur de cette disposition, afin de faire baisser le prix des médicaments pour les consommateurs. 

Pour le monopole de l'expertise

« Il n'y a qu'en France qu'il y a un monopole de l'officine. Moi je suis pour le monopole du pharmacien, de l'expertise, pas de la structure », explique M. Leclerc. Les conseils d'un professionnel sont plus que jamais nécessaires, car beaucoup de personnes prennent des médicaments sans avoir conscience des risques. Mais pour le PDG, cela ne veut pas dire que les pharmacies doivent être les seules à les vendre.

Développer un circuit concurrentiel

Le grand cheval de bataille de Michel-Edouard Leclerc, c'est la diminution des prix. Il souhaiterait en effet rendre le secteur de la pharmacie plus concurrentiel, et grâce à cette disposition, faire baisser les prix de 20 à 25 %. « Je ne demande pas qu'on mette les médicaments en rayon entre les stylos Bic et les petits pois, car un médicament n'est pas neutre », nuance-t-il. « Mais pour les vendre moins cher, je ne vois pas ce qui s'opposerait à les installer dans un espace de parapharmacie, sous l'autorité d'un pharmacien diplômé », se défend-il, en demandant la mise en place d'un circuit concurrentiel du médicament. 


D'autant qu'à l'heure d'Internet, il est déjà aujourd'hui possible d'acheter de nombreux médicaments en ligne, sans aucun contrôle, argumente le PDG. En France toutefois, la vente sur Internet n'est possible que si le pharmacien possède déjà une officine physique. Et seuls les médicaments non soumis à la prescription peuvent être proposés. Mais le PDG de la célèbre grande surface souligne le « grand paradoxe de la France. On peut tout acheter sur le web, mais pas dans un espace de parapharmacie en grande surface. »

Un business à part entière

Pour les opposants de Michel-Edouard Leclerc, les grandes enseignes veulent simplement faire du chiffre avant d'apporter de vrais conseils aux clients. Même si un spécialiste était présent, ces parapharmacies auraient plus à cœur d'être une entreprise rentable, estiment-ils. D'autant que les officines sont aujourd'hui en difficulté. Pour Michel-Edouard Leclerc, ce n'est pas tant le prix des médicaments qu'il faut mettre en cause, mais plutôt les difficultés pour les jeunes pharmaciens d'accéder à la profession, car ils rachètent souvent très cher les fonds de commerce de leurs prédécesseurs. 

Pour lui, casser le monopole serait donc une bonne chose, car les prix baisseraient... et les clients achèteraient peut-être plus facilement des médicaments, ce qui serait bonne nouvelle pour les grandes surfaces, comme pour les officines.  

 

 

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