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QUESTION D'ACTU

Utilisé pour lutter contre la maladie du sommeil

Autisme : un médicament centenaire très prometteur

Un médicament synthétisé il y a cent ans, majoritairement utilisé en Afrique dans la maladie du sommeil, a permis d’inverser les symptômes de l’autisme chez des souris. Des résultats très encourageants.

Autisme : un médicament centenaire très prometteur DURAND FLORENCE/SIPA

  • Publié 18.06.2014 à 15h49
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Elle traite la maladie du sommeil, apportée par la mouche tsé-tsé en Afrique. Mais la suramine pourrait bien avoir d’autres vertus. Des chercheurs de l’Université de Californie ont expérimenté cette molécule, synthétisée il y a près de cent ans, sur des souris autistes. Résultat : après absorption du médicament, les cobayes ont tous retrouvé un comportement parfaitement normal.

Des cellules « pacifiées » 
Pour parvenir à ces résultats, les scientifiques se sont penchés sur les problèmes de métabolisme auxquels sont confrontés les populations autistes. Ces dysfonctionnements se traduisent par l’envoi de signaux de danger, réceptionnés par un certain type de cellules. « Ces cellules se comportent comme des guerrières. En cas d’attaque, elles renforcent leur bordure et coupent toute communication avec les autres cellules, ce qui peut créer des dommages permanents » explique Robert Naviaux, généticien à l’Université de Californie. Chez les autistes, ces cellules sont particulièrement sollicitées.

Au cours de l’expérience sur les souris, la suramine a permis d’inhiber les signaux de danger, et donc de stopper l’activité défensive des cellules concernées. Une fois ces cellules « pacifiées », les symptômes de l’autisme ont disparu.

Un effet positif mais pas durable

Il y a des mais, bien sûr. D’abord, les cobayes qui se sont prêtés à l’expérience sont des souris, et non pas des êtres humains. En outre, la molécule n’agit que temporairement – chez les souris, les symptômes sont revenus au bout de cinq semaines – et elle ne saurait être utilisée à long terme en raison de ses effets secondaires (anémie, dysfonctionnement des glandes surrénales…). Malgré tout, ces résultats sont suffisamment encourageants pour que l’expérience soit menée sur des humains. Un essai clinique devrait ainsi être lancé sur des enfants atteints d’autisme au cours de l’année. 

 

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