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Après 20 ans

7 Français sur dix portent des lunettes de vue

Par Thierry Duberral

Si l'immense majorité des Français sont confrontés à des troubles visuels après 50 ans (96 %), des disparités existent avant, en fonction du sexe et du niveau social. 

SUPERSTOCK/SIPA

A partir de 20 ans, personne n’y échappe ou presque. 3 personnes sur quatre souffrent de troubles de la vision et, après 50 ans, 96 % des Français sont confrontés à des problèmes de vue. Ce sont même « les atteintes sensorielles les plus fréquentes, » note la Dress, la direction des statistiques rattachée au ministère de la Santé, dans un document de synthèse (1).

Si la proportion des personnes déclarant une altération de la vision augmente avec l’âge (46 % des 20-29 ans contre 97 % des plus 80 ans)  ce phénomène biologique obéit à d’autres facteurs. 56 % des femmes âgées de 20-29 ans sont confrontées à ce problème contre 36 % des hommes. Cet écart se réduit en vieillissant et disparaît après 60 ans.

Les conditions de vie ont également une influence. Entre 20 et 39 ans, les cadres sont plus nombreux à déclarer des problèmes de vue que les ouvriers (57 % contre 32 %). Mais lorsqu’il s’agit de troubles graves (cécité, malvoyance), le rapport s’inverse entre les deux catégories sociales.

9 Français sur 10 portent des lunettes après 50 ans

Alors, pour corriger les effets du temps sur la vue, 7 français sur 10 portent des lunettes ou des lentilles après 20 ans, relève la Dress. Pas de surprise, les personnes les plus âgées, les femmes et les cadres sont plus nombreux à recourir à des appareils correctifs. Mais le couperet tombe pour tout le monde après 50 ans : 9 Français sur 10 achètent des lunettes ou des lentilles.

Cet achat est-il une garantie absolue de la correction du trouble ? Si seulement 8 % des moins de 50 ans éprouvent quelques difficultés à voir les caractères d’imprimerie d’un journal, les plus de 80 ans sont 3 fois plus nombreux à être gênés. Même chose pour voir de loin. Là aussi, le critère social pénalise les plus défavorisés.

Pour la Dress, ces disparités de correction de la vision peuvent être liées « aux moyens financiers » mais également au fait que cette gêne peut jugée supportable. L’organisme rappelle d’ailleurs que « l’optique est, après le dentaire, le deuxième soin auquel les personnes renoncent le plus pour raisons financières ».

(1) Troubles de la vision : sept adultes sur dix portent de lunettes (juin 2014). Lucie Calvet (Drees), avec la collaboration de Pauline Delance, Clément Dufaure, Victor Laliman, Benjamin Quevat (Ensai)

 

Part des personnes déclarant des troubles de la vision


Part des personnes déclarant porter des lunettes ou des lentilles