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QUESTION D'ACTU

Négociation entre le Collectif et le ministère

Les sages-femmes toujours sur le pied de guerre

Près de 100 sages-femmes de l'intersyndicale se sont réunies mardi devant le ministère de la Santé pour réclamer de meilleurs salaires. Pour le Collectif, on serait loin du compte.

Les sages-femmes toujours sur le pied de guerre MEUNIER AURELIEN/SIPA

  • Publié 04.06.2014 à 12h37
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La dernière réunion de « négociation » concernant le salaire et le statut des sages-femmes entre le ministère de la Santé et les organisations syndicales a, une fois encore, tourné au vinaigre. La CFTC santé sociaux, membre du Collectif des sages-femmes en grève depuis plus de sept mois, a en effet préféré quitter la table, le 3 juin, « avec regret », constatant l'impossibilité d’une discussion constructive, « dans un brouhaha incessant, et une cacophonie générale. »


Toujours un statut de parémédicale

En détails, ce Collectif de sages-femmes refuse désormais « de cautionner ces réunions qui ne se résument qu’à de simples groupes de parole, au cours desquels chacun énonce un exemple particulier sans projet global pour la profession. »
Il note par ailleurs que le ministère a accepté, à la demande de l’intersyndicale (CGT, FO, CFDT, SUD, UNSSA), d’acter la revalorisation salariale avant de définir le cadre juridique du « statut rénové ». Une question se pose dès lors pour ces professionnelles en colère : « Comment définir un salaire, avant d’en définir le cadre, si ce n’est parce que l’on sait dès le départ que celui-ci n’évoluera pas ? » Pour rappel, alors qu'elles ont un bac + 5, avec une première année de médecine et une formation de quatre ans qui suit pour devenir sage-femme, elle restent toujours considérées comme des « paramédicales » dans les statuts de la fonction publique hospitalière (FPH). 


Une revalorisation salariale jugée insuffisante

En conséquence, le Collectif des sages-femmes soutient toujours que l’autonomie et la justice de l’exercice de la profession sont des préalables aux salaires, celui-ci découlant de la place administrative et statutaire qui lui est astreinte. « Soutenir le contraire est une absurdité. Maintenir un tel calendrier était inéluctablement voué à l’échec », écrivent-elles.
Le Collectif continue donc de dénoncer l’impossibilité du plein exercice des compétences, au sein de la FPH, ainsi que d’une revalorisation des salaires à hauteur des responsabilités médicales. Petite précision apportée récemment dans pourquoidocteur par Caroline Raquin, à la tête du Collectif, cette hausse de salaire serait de 100 euros brut au bout de 15-20 d'exercice de la profession. La provocation de trop pour ces femmes.
Conclusion, ces professionnelles de santé qui réclament notamment une reconnaissance, en accédant enfin au statut de praticien hospitalier sont encore loin du compte...

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