- Une étude est lancée sur le littoral de Charente-Maritime sur l’œdème pulmonaire d’immersion.
- Il s'agit d'une pathologie pulmonaire qui touche 1 à 2 % des pratiquants d’activités nautiques.
- Cette recherche se déroulera du 15 août 2026 au 15 juillet 2027.
Faire la lumière sur l’œdème pulmonaire d’immersion (OPI), ses mécanismes, ses facteurs de risque et le parcours de soins optimal. C’est la mission des acteurs du secours de Charente-Maritime depuis le 15 août dernier. Ils viennent, en effet de lancer une vaste étude de 11 mois sur cette pathologie pulmonaire rare.
Œdème pulmonaire d’immersion : une pathologie sous-diagnostiquée et mal documentée
L’œdème pulmonaire d’immersion se caractérise par une accumulation de liquide dans les poumons survenant pendant ou après une immersion dans l’eau, sans avoir inhalé d’eau. Si la pathologie a encore de nombreuses zones d’ombre, on sait qu’elle est provoquée par les effets de l’immersion sur la circulation sanguine et le cœur. Ainsi, les principales victimes du phénomène sont les pratiquants d’activités nautiques (natation, plongée…), et plus particulièrement les participants à des événements sportifs (triathlon, swimrun …).
Touchant 1 à 2 % des pratiquants d’activités nautiques, l’OPI est rare et reste "peu connue des secouristes et des professionnels de santé, sous-diagnostiquée et mal documentée, notamment à l’échelle locale", expliquent les hôpitaux La Rochelle Ré Aunis qui participent à la recherche tenue jusqu'au 15 juillet 2027.
Étant un territoire où les sports nautiques sont très présents, l’ensemble des acteurs du secours de la région vont travailler à l'amélioration de la reconnaissance du phénomène, sa prise en charge ainsi que sa prévention.
OPI : quels sont les symptômes à surveiller ?
Les personnes ayant un œdème pulmonaire d’immersion présentent un essoufflement brutal, une sensation d’oppression ainsi qu’une toux (avec parfois des crachats moussants ou sanguinolents). Les patients peuvent aussi avoir des symptômes évoquant une insuffisance cardiaque aiguë. "Ces manifestations peuvent être particulièrement déroutantes, notamment chez des personnes jeunes et sportives, en excellente santé apparente", expliquent les hôpitaux La Rochelle Ré Aunis.
Il est essentiel d’avoir une prise en charge adaptée et rapide, car l’OPI peut être potentiellement grave. Les personnes à risque sont les jeunes soumis à un effort intense et celles de plus de 50 ans et hypertendues.
Dans le cadre de la nouvelle étude, tout patient majeur en Charente-Maritime présentant des symptômes compatibles après immersion pourra se voir proposer d’y participer, sur la base du volontariat.


