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Trajets de retour en voiture : à quelle heure partir pour éviter le coup de fatigue ?

Partir très tôt, rouler de nuit, éviter les bouchons : beaucoup de familles choisissent leur heure de départ selon le trafic. Mais le bon horaire doit aussi tenir compte du sommeil. La fatigue au volant n’est pas un inconfort : c’est un facteur majeur d’accident.

Trajets de retour en voiture : à quelle heure partir pour éviter le coup de fatigue ? iStock/Canetti




L'ESSENTIEL
  • Le trafic compte, mais il ne doit pas passer avant l’état du conducteur.
  • Le meilleur départ est celui qui suit une nuit complète, pas celui qui commence après deux heures de sommeil.
  • La nuit peut être moins encombrée, mais elle est plus propice à la somnolence.

“Le meilleur horaire est celui qui évite les bouchons” : faux.

Le trafic compte, mais il ne doit pas passer avant l’état du conducteur. Partir à 3 heures du matin après une nuit trop courte peut sembler pratique, mais c’est parfois le pire choix pour la vigilance. La Sécurité routière rappelle que 17 heures de veille active équivalent à 0,5 g d’alcool dans le sang et que le risque d’accident est multiplié par 8 lorsqu’on est somnolent. (Sécurité Routière)

“Il vaut mieux partir après une vraie nuit de sommeil” : vrai.

Le meilleur départ est celui qui suit une nuit complète, pas celui qui commence après deux heures de sommeil. La Fondation Vinci Autoroutes recommande de faire des nuits complètes les jours qui précèdent le départ, d’éviter de partir la nuit entre 22 h et 6 h, et d’effectuer des pauses au minimum toutes les deux heures. (Fondation VINCI Autoroutes)

En pratique, pour beaucoup de conducteurs, partir en début de matinée après un réveil normal est plus sûr que partir en pleine nuit pour “gagner du temps”. Si le trajet est long, mieux vaut accepter un peu de circulation que conduire au moment où le corps réclame le sommeil.

“Une pause toutes les deux heures suffit toujours” : faux.

La pause toutes les deux heures est un minimum, pas une garantie. La Sécurité routière recommande de s’arrêter au moins un quart d’heure toutes les deux heures, même si l’on se sent en forme, et de faire une courte sieste dès les premiers signes de somnolence. (Sécurité Routière) Si l’on est parti tôt, si l’on a mal dormi, si l’on conduit de nuit ou si l’on prend certains médicaments, les pauses doivent être plus fréquentes.

“Le café remplace une sieste” : faux.

Le café peut donner un coup de vigilance, mais il ne supprime pas le besoin physiologique de dormir. En cas de paupières lourdes, bâillements, raideur de la nuque, difficultés à maintenir sa trajectoire ou trous d’attention, il faut s’arrêter. La Fondation Vinci Autoroutes recommande une sieste de 15 à 20 minutes à la pause méridienne et, aux autres moments, de s’arrêter dès les premiers signes de fatigue pour dormir si nécessaire. (Fondation VINCI Autoroutes

“Conduire de nuit est toujours plus tranquille” : faux.

La nuit peut être moins encombrée, mais elle est plus propice à la somnolence, surtout si l’on n’a pas l’habitude de veiller. La Sécurité routière rappelle que, la nuit aussi, une pause toutes les deux heures est indispensable pour éviter la perte de vigilance ou la somnolence. (Sécurité Routière)

“Changer de conducteur aide vraiment” : vrai.

Alterner les conducteurs est l’un des meilleurs moyens de réduire la fatigue, à condition que l’autre conducteur soit réellement reposé. Il ne faut pas attendre d’être épuisé pour passer le volant.

À retenir : l’heure idéale n’est pas la plus matinale, ni la plus tardive, ni forcément la moins embouteillée. C’est celle qui permet de partir reposé, de faire des pauses, de ne pas conduire pendant ses heures habituelles de sommeil et d’accepter une règle simple : dès que le sommeil arrive, on ne lutte pas, on s’arrête.

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