- La baisse des températures soulage l’organisme après les fortes chaleurs.
- Les changements brutaux de températures obligent toutefois le corps à s’adapter rapidement.
- Les personnes fragiles doivent rester particulièrement vigilantes.
Après avoir suffoqué sous les canicules successives, retrouver des températures en dessous de 25 °C est un soulagement pour beaucoup. Mais lorsque le thermomètre joue au yo-yo, notre organisme, lui, doit suivre et s’adapter, ce qui n’est pas toujours anodin pour certains.
"Ah ça y est on respire", "je me sens moins fatigué", racontent des patients à la docteure Faïza Bossy, interrogée par 20 Minutes. Alors que les températures redescendent, en effet, les maux de tête diminuent, la fatigue s’atténue et les jambes semblent moins lourdes. "Lorsque les températures ne sont ni trop chaudes ni trop froides, l’organisme dépense moins d’énergie, et donc, on se sent mieux", explique la médecin généraliste.
Le corps doit retrouver son équilibre
Le soulagement tient aussi aux habitudes que l’on retrouve. Pendant une canicule, les efforts physiques intenses sont déconseillés. Quand le mercure baisse, certains reprennent donc une activité physique, ce qui peut contribuer à leur sensation de mieux-être. Mais attention à ne pas confondre fraîcheur ressentie et véritable froid : selon Météo-France, les températures restent encore comprises entre 20 et 32 °C.
Pourquoi ces variations sont-elles si perceptibles ? Parce que notre organisme cherche en permanence à maintenir une température interne stable. Comme le rappelle Brigitte Trégouet, médecin généraliste citée par Le HuffPost, "nous sommes des êtres homéothermes, nos organismes doivent avoir une température relativement constante". L’hypothalamus, une région du cerveau qui joue le rôle de thermostat, participe à cette régulation. Or, lorsque les températures changent rapidement, le corps doit accélérer ses mécanismes d’adaptation. Auprès de TF1, Guy Lenaers, directeur de recherche au CNRS, estime qu’il faut "une dizaine de jours de montée progressive en température pour que notre corps s’adapte". Une transition brutale peut donc davantage solliciter l’organisme.
Des effets à surveiller chez les plus fragiles
Ces changements rapides ne sont pas forcément dangereux pour une personne en bonne santé, rassure Faïza Bossy auprès de 20 Minutes : "Le plus difficile, ce n’est pas la température, mais les variations importantes de ces températures, parfois dans une même journée, qui se sont succédé et ont empêché nos organismes de se reposer."
Certaines personnes restent toutefois plus sensibles. Les nourrissons, dont l’hypothalamus est encore immature, et les personnes âgées, qui régulent moins efficacement leur température, sont particulièrement vulnérables. Les femmes enceintes et les femmes ménopausées peuvent également ressentir davantage ces variations.
D’autres travaux invitent à la vigilance. Une chercheuse en neurologie, autrice d'un article dans The Conversation souligne que les changements soudains de température peuvent favoriser les migraines. Une étude de 2018, publiée dans le Journal of the American College of Cardiology et repérée par Le HuffPost, a de son côté associé de fortes variations de température d’un jour à l’autre à une augmentation des crises cardiaques.


