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QUESTION D'ACTU

La santé en vacances

Comment gérer le sommeil des enfants en vacances ?

En vacances, les enfants veulent veiller, les parents veulent souffler, et les rituels explosent vite. Pourtant, un enfant trop décalé dort souvent moins bien, se réveille plus, devient irritable et récupère mal. La solution n’est pas la rigidité, mais des repères simples.

Comment gérer le sommeil des enfants en vacances ? iStock/poplasen




L'ESSENTIEL
  • Un enfant n’a pas besoin d’horaires militaires, mais il a besoin de répétition.
  • En vacances, on peut donc accepter un coucher plus tardif, mais éviter le grand écart permanent.
  • Chez les petits, la sieste reste précieuse.

La scène est connue : dîner tardif, cousins excités, glace sur le port, retour à 23 heures, puis réveil en pleurs le lendemain. En vacances, on pense souvent que l’enfant “récupérera”. Parfois oui. Mais chez les plus jeunes, le manque de sommeil se traduit souvent par l’inverse de ce qu’on attend : agitation, opposition, pleurs, difficultés d’endormissement.

Garder quelques repères

Un enfant n’a pas besoin d’horaires militaires, mais il a besoin de répétition. L’Assurance Maladie rappelle que le sommeil de l’enfant est favorisé par l’alternance jour/nuit, la régularité des repas, des jeux, des promenades, et des couchers et levers à heures régulières. (Ameli)

En vacances, on peut donc accepter un coucher plus tardif, mais éviter le grand écart permanent. Un bon compromis consiste à décaler un peu l’horaire, sans supprimer le rituel : pyjama, dents, histoire, câlin, lumière basse, puis coucher. Le rituel rassure, même dans une chambre inconnue.

Adapter selon l’âge

Les besoins varient fortement. L’Institut National du Sommeil et de la Vigilance indique qu’un enfant de 1 à 2 ans dort généralement 11 à 14 heures, un enfant de 3 à 5 ans 10 à 12 heures, un enfant de 10 ans autour de 10 heures, et un adolescent 9 à 10 heures. (INSV)

Chez les petits, la sieste reste précieuse. La supprimer pour “profiter de la journée” expose souvent à une soirée plus difficile. Chez les plus grands, le risque vient surtout des couchers tardifs répétés, des écrans et des réveils trop décalés.

Les écrans, faux amis du soir

La tablette au restaurant ou le téléphone dans la chambre semblent parfois sauver la soirée. Mais ils peuvent compliquer l’endormissement. L’Assurance Maladie recommande de fermer téléphone, ordinateur et télévision une à deux heures avant le coucher, et de ranger les écrans hors de la chambre de l’enfant. (Ameli)

Autre point utile : l’activité physique aide à mieux dormir, mais une activité très stimulante juste avant le coucher peut retarder l’endormissement. L’Assurance Maladie recommande d’éviter les activités physiques très stimulantes dans les trois heures précédant le coucher. (Ameli)

Le bon réflexe vacances : un peu de souplesse, beaucoup de régularité, et un rituel qui suit l’enfant partout.

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