- Le vaccin contre la bronchiolite repose sur une dose unique administrée à la femme enceinte entre 32 et 36 semaines d'aménorrhée.
- Cette vaccination réduit de près de 70 % le risque d'hospitalisation chez les jeunes nourrissons.
- Pour les chercheurs, cette vaccination a un impact bénéfique sur la santé des enfants.
Chaque année, près d’un tiers des bébés de moins de 2 ans sont touchés par la bronchiolite et 2 à 3 % des moins d’un an sont hospitalisés pour une forme sévère de cette infection. Face à cette menace, la Haute Autorité de Santé recommande aux femmes enceintes de se faire vacciner contre le virus respiratoire syncytial (VRS), responsable de la maladie, entre 32 et 36 semaines d’absence de règles (aménorrhée) afin de protéger leur enfant à naître.
Une nouvelle étude, menée par l’université de Pittsburgh et l’UPMC Magee-Womens Hospital (Pittsburgh), confirme l'intérêt de ce geste.
Vaccin contre le VRS chez les femmes enceintes : le risque d'hospitalisation des bébés réduit de près de 70 %
Pour s’assurer de l’utilité de la vaccination maternelle dans la lutte contre la bronchiolite, les chercheurs ont examiné les dossiers médicaux de nourrissons âgés de 90 jours ou moins hospitalisés pour une infection respiratoire dans l’ouest de la Pennsylvanie durant les saisons de bronchiolite 2023-2024 et 2024-2025. Ils ont comparé les résultats des tests de dépistage du VRS des bébés avec le statut vaccinal de leur maman. Les enfants ayant reçu une protection par anticorps monoclonaux – une autre option de prévention du VRS administrée après la naissance – étaient exclus de cette étude.
Conclusion : chez les nourrissons de moins de 3 mois, la vaccination maternelle a réduit de 68 % les risques d’hospitalisation pour maladie respiratoire causée par le VRS. Les injections ont aussi été liées à une efficacité de 69 % contre les infections pulmonaires plus graves, également causées par le virus.
Les travaux vont se poursuivre sur plusieurs années
Pour les chercheurs, leurs travaux, parus dans la revue JAMA Network Open le 5 juin 2026, confirment l'intérêt de la vaccination maternelle contre le VRS. "Les résultats montrent un impact significatif pour les familles et pour le système de santé, et ils soulignent à quel point cette intervention peut être efficace pendant les mois les plus vulnérables de la vie", explique la Dr Anne-Marie Rick, auteure principale de l’étude, dans un communiqué.
Ces résultats sont très encourageants, mais ils ne signent pas la fin des recherches. Il est prévu qu’elles se poursuivent sur les saisons 2025-2026 et 2026-2027, en élargissant l'analyse aux nourrissons jusqu'à 180 jours et en évaluant la durée de la protection.
"Nous continuons de suivre les patients afin de comprendre l’efficacité de cette protection dans le temps et au sein de différents groupes", ajoute la scientifique. "Ces données concrètes sont essentielles pour aider les familles, les cliniciens et les décideurs politiques à prendre des décisions éclairées sur la meilleure façon de protéger les nourrissons."


