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QUESTION D'ACTU

Gastroentérologie

Pourquoi le syndrome de l’intestin irritable touche davantage les femmes ?

À l’occasion de la journée mondiale du syndrome de l’intestin irritable, ce 19 avril, retour sur les facteurs qui expliquent la plus grande fréquence de ce trouble digestif chez les femmes.

Pourquoi le syndrome de l’intestin irritable touche davantage les femmes ? m-gucci/iStock




L'ESSENTIEL
  • Le syndrome de l’intestin irritable (SII), qui se manifeste par des symptômes digestifs, touche deux fois plus les femmes que les hommes.
  • Cela serait lié au fait que les patientes présentent un temps de transit colique plus lent, un seuil de sensibilité viscérale plus bas et plus de séquelles après une gastroentérite.
  • Leurs fonctions intestinales sont également affectées par les fluctuations hormonales.

Crampes abdominales, ballonnements, constipation, diarrhée… Ces symptômes, altérant la vie quotidienne, se présentent chez les personnes atteintes du syndrome de l’intestin irritable (SII), aussi appelé colopathie fonctionnelle ou de trouble fonctionnel de l'intestin. Ce trouble digestif, affectant 5 % de la population française, est généralement diagnostiqué entre 30 et 40 ans. Selon l’Assurance Maladie, les femmes sont deux fois plus touchées que les hommes. Comment expliquer cela ? Il n’y a pas une seule raison, car il s’agit d’un phénomène multifactoriel.

Syndrome de l’intestin irritable : plus de femmes concernées, quelles sont les raisons ?

D’après la Société Nationale Française de Gastro-Entérologie (SNFGE), plusieurs pistes existent. Celles évoquées sont un temps de transit colique plus lent chez elles et un seuil de sensibilité viscérale plus bas. Autre cause potentielle : les femmes sont plus sujettes à conserver des symptômes séquellaires de gastroentérite ou "syndrome de l’intestin irritable post-infectieux". "En effet, les infections gastrointestinales, même bénignes, multiplient par deux à trois le risque de syndrome de l’intestin irritable. On retrouve dans 15 à 20 % un syndrome de l’intestin irritable faisant suite à une infection intestinale."

Le rôle des hormones sexuelles est également souligné. Les fluctuations hormonales (œstrogènes, progestérone) influencent la motricité intestinale, la perception de la douleur et l’inflammation. "La sensibilité rectale est augmentée pendant les règles", peut-on lire dans le Manuel Merck. Les facteurs psychosociaux entrent aussi en jeu. "Par ailleurs, la dépression est deux fois plus fréquente chez la femme. Or un syndrome anxiodépressif fait partie des facteurs contributifs du syndrome de l’intestin irritable. Enfin, les femmes avec un syndrome de l’intestin irritable pourraient avoir été exposées plus souvent à un événement traumatisant (abus, harcèlement sexuel) dans le passé que les hommes", précise la SNFGE.

Que faire en cas de syndrome de l’intestin irritable ?

Selon les Hôpitaux universitaires de Genève, plusieurs gestes ont prouvé leur utilité chez la majorité des patientes. Dans la liste, on retrouve une amélioration de l’hygiène de vie (sommeil, tabac, activité physique, hydratation), une meilleure gestion des émotions et du stress (relaxation, méditation, hypnose, yoga, groupes de parole, thérapies cognitivo-comportementales) ainsi qu’une modification de l’alimentation. Plus précisément, il est conseillé d’adopter certains réflexes nutritionnels, comme manger de tout, sans excès et à sa faim, se nourrir à des heures régulières, lentement, dans le calme, en mâchant bien les aliments. "Lors des repas et en dehors, buvez 1 à 1,5 litre d'eau chaque jour pour bien vous hydrater. Limitez les boissons contenant de la caféine dont les boissons énergisantes, les boissons gazeuses et l'alcool", ajoute l’Assurance Maladie.

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