- À l’âge de 57 ans, Maïtena Biraben a reçu un diagnostic d’autisme et de trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) et de haut potentiel intellectuel (HPI).
- Sur le plateau de C à vous, l’animatrice explique qu’elle a toujours "eu la sensation d’être différente" et cherche depuis 28 ans "ce qui dysfonctionne."
- Après cette nouvelle, elle souligne le besoin de "reconsidérer les rapports" avec ses proches, notamment ses parents et ses enfants.
"Toute ma vie, j’ai eu la sensation d’être différente, au fil des années qui sont passées. Ça fait 28 ans que je cherche à comprendre ce qui dysfonctionne chez moi", a déclaré, le 7 avril, Maïtena Biraben, longtemps perçue comme "cassante" ou "raide" et souvent confrontée à des difficultés relationnelles. Sur le plateau C à vous sur France 5, elle confie avoir reçu, à 57 ans, un diagnostic d’autisme et de trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) et de haut potentiel intellectuel (HPI). Pour rappel, l’autisme est un trouble du neurodéveloppement, d’origine multifactorielle avec une composante génétique, qui se traduit par des troubles de la communication et des interactions sociales associés à une restriction et une répétition des comportements, des intérêts et des activités. Quant au TDAH, il est défini par des symptômes d'inattention associés ou non à des symptômes d'hyperactivité motrice et d'impulsivité. Enfin, le HPI se caractérise par des aptitudes cognitives hautement performantes à un test standardisé, en comparaison à des personnes du même âge.
TDAH, autisme : "J’ai passé des tests avec une psychologue clinicienne, qui ont été validés par un psychiatre"
Pour l’ancienne animatrice, tout a commencé après un échange avec une patiente. Plus précisément, lors d’un live Instagram sur le compte de son média Mesdames, une internaute atteinte d’autisme rejoint la discussion. Étrangement, la productrice de télévision franco-suisse se reconnaît en elle et fait des recherches sur le trouble. "Tout ce que je lisais, tout ce que je trouvais comme information, me racontait, disait qui j’étais. Je me suis pris un bus dans la tronche." Rapidement, elle consulte plusieurs professionnels de santé qui confirment ses doutes. "J’ai passé des tests avec une psychologue clinicienne, qui ont été validés par un psychiatre. Ce diagnostic me fait du bien."
"Reconsidérer les rapports" avec les autres
En effet, l’animatrice explique que celui-ci lui a permis de comprendre pourquoi "sa vie n’est pas facile. C’est très difficile parce que là, par exemple, vous me parlez, vous employez des mots et pour moi, les mots que vous dites, c’est 90 % de ce que je vais comprendre. Or les mots que vous employez comptent pour 7 % dans la communication. Donc, je suis battue d’avance… C’est l’implicite qui participe à la communication et ce dernier on ne le perçoit pas quand on est autiste", a expliqué la journaliste. Durant l’entretien, elle signale que l’autisme, sous-diagnostiquée chez les femmes, "engendre un tel stress, une telle source d’angoisse qu’on meurt en moyenne 16 à 18 ans avant les autres."
Désormais, "j’ai 57 ans de ma vie à revisiter. Je dois reconsidérer les rapports que j’ai eus avec mes parents, parce que je ne les ai pas perçus comme ils étaient. Je dois reconsidérer mes rapports avec mes enfants. La liste est longue et c’est douloureux", a précisé Maïtena Biraben qui a tenu à remercier son mari pour sa patience et son soutien.



