- Un plus grand optimisme est associé à un risque plus faible de développer une démence.
- L'étude a suivi 9.000 personnes pendant 6,7 ans.
- L'équipe appelle à la poursuite des travaux sur le lien entre l'optimisme et la santé cognitive.
Face à l’actualité, l’état de la planète et notre quotidien stressant, il est parfois bien difficile de voir la vie du bon côté. Et pourtant, on a tout intérêt pour notre santé à cultiver notre optimisme. Une étude de Harvard T. H. Chan School of Public Health montre que les personnes présentant ce trait de caractère ont moins de risque de développer une démence en vieillissant.
Être optimiste réduit les risques de démence de 15 %
Pour cette étude, 9.071 personnes en bonne santé cognitive au début de la recherche ont été réunies. Elles avaient en moyenne 74 ans et ont été suivies pendant 6,7 ans. Au cours des deux premières années suivant leur entrée dans le programme, leur optimisme était mesuré grâce à un test appelé Life Orientation Test-Revised. Leur santé cognitive était surveillée. Environ 3.000 participants ont développé une démence durant la recherche.
L’analyse des données a révélé que les volontaires ayant les scores d’optimistes avaient moins de risque de présenter un déclin cognitif en vieillissant.
"Plus précisément, chaque écart-type d'augmentation de l'optimisme était associé à un risque inférieur de 15 % de développer une démence pendant la période de suivi", écrivent les chercheurs dans leur étude publiée dans la revue Journal of the American Geriatrics Society.
Démence : de nouvelles recherches pour trouver comment utiliser l’optimisme ?
"Identifier l'optimisme comme un facteur psychosocial protecteur met en évidence la valeur potentielle de l'optimisme dans le soutien au vieillissement en bonne santé", notent les auteurs.
Ils reconnaissent que ce trait de personnalité est une "construction complexe". Il est par ailleurs difficile actuellement de déterminer comment il pourrait être utilisé dans les futures initiatives de prévention de la démence. Toutefois, il estime que cela mérite des recherches supplémentaires "compte tenu de la prévalence croissante de la démence et du manque actuel de traitements efficaces".



