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Bienfaits de l’activité physique : et si tout était dans la tête ?

Certains neurones boostent les bienfaits de l’activité physique, notamment l’endurance, selon une nouvelle étude.

Bienfaits de l’activité physique : et si tout était dans la tête ? Mihaela Rosu/istock




L'ESSENTIEL
  • Des chercheurs ont découvert qu'une protéine produite par certains neurones de l'hypothalamus booste la réponse de l'organisme à l'exercice physique.
  • Appelée SF-1, la protéine participe entre autres à l'amélioration de l'endurance.
  • Cette découverte pourrait déboucher sur des traitements permettant d'accroître les bénéfices de l'exercice lorsque l'activité physique du malade est limitée.

"La plupart des gens pensent que l'adaptation du corps à l'effort physique se fait grâce aux muscles, au cœur, aux poumons et aux autres tissus. Mais notre étude montre que le cerveau lui-même peut programmer la capacité d'endurance", assure le Dr Kevin Williams de l’école médicale du Sud-Ouest de l'université du Texas.

Ses travaux, présentés dans la revue Neuron, révèlent en effet que des neurones situés dans l’hypothalamus incitent l'organisme à améliorer son endurance en réponse à l'exercice physique.

Une protéine produite par des neurones booste l’endurance

De précédents travaux avaient découvert que la protéine SF-1, une protéine produite par des neurones présents dans le noyau ventromédian de l’hypothalamus (NVM), était impliquée dans la réponse du corps à l’activité physique. Pour mieux comprendre le rôle cette dernière, l’équipe a étudié des souris suivant un programme d'entraînement. Elles couraient cinq jours par semaine sur un petit tapis roulant. Une fois par semaine, elles avaient aussi une longue séance où la vitesse était progressivement augmentée.

Les examens des rongeurs ont révélé une augmentation de l'activité de certains neurones producteurs de la protéine SF-1. "Au fil du programme d'entraînement, ces neurones sont devenus de plus en plus actifs, comme s'ils formaient une sorte de « mémoire » de l'exercice passé", soulignent les chercheurs dans leur communiqué.

Les expériences menées ont aussi montré que les performances des animaux diminuaient si l’activité de ces neurones était bloquée. Et à l'inverse, l'augmentation artificielle de leur activité entraînait une amélioration continue de l'endurance, "même après trois semaines, alors qu'elle atteignait généralement un plateau chez les souris présentant une activité neuronale SF-1 normale", précisent les auteurs.

Neurones et endurance : bientôt un traitement reproduisant les bienfaits du sport ?

Face à ces résultats, l’équipe avance que le cerveau et les neurones du NVM produisant la protéine SF-1 jouent un rôle important dans l'amélioration des performances sportives. Elle ajoute que cette découverte pourrait aider à renforcer la prise en charge des personnes rencontrant des difficultés à faire du sport.

"À terme, ces recherches pourraient déboucher sur de nouvelles méthodes pour accroître l'endurance sans exercice physique : une avancée majeure pour les personnes incapables d'augmenter leur activité physique en raison d'une maladie, d'une blessure ou d'une mobilité réduite", explique le Dr Williams.

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