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Cancer de la vessie : ce simple test pourrait évaluer le risque de récidive

Des chercheurs ont développé un test urinaire capable d'améliorer la prise en charge du cancer de la vessie et de répérer les patients à risque de récidive.

Cancer de la vessie : ce simple test pourrait évaluer le risque de récidive Olga Trofimova/istock




L'ESSENTIEL
  • En France, on estime qu’il y a environ 14 000 nouveaux cas de cancer de la vessie chaque année.
  • Un nouveau test urinaire permet d'évaluer la réponse des patients au traitement et leur risque de récidive.
  • Il doit encore être validé par des études plus vastes.

Chaque année, on dénombre environ 14.000 nouveaux cas de cancer de la vessie en France. Si les chances de survie sont assez élevées pour les tumeurs non infiltrantes, le taux de récidive est important (50 % à 70 %).

Des chercheurs de l’école de médecine de Stanford ont développé un test urinaire capable de repérer les patients les plus à risque de récidives de cancer de la vessie. Les résultats de ce test permettent de déterminer les patients qui ont besoin d'entamer ou poursuivre une immunothérapie reposant sur le bacille de Calmette-Guérin (BCG).

Le test repère l’ADN tumoral présent dans l’urine avec précision

Lors de cette étude publiée dans la revue Cell, l’équipe a mis au point un test urinaire détectant la présence de fragments d'ADN tumoral dans l’urine, un marqueur de risque de rechute. Il est par ailleurs capable de les distinguer de l’ADN altéré libéré par des cellules non-cancéreuses. Ce qui évite les faux positifs.

Avec leur nouvel outil, les chercheurs ont analysé des échantillons d'urine prélevés chez des patients touchés par un cancer de la vessie avant l'intervention chirurgicale, après l’opération ainsi qu’après l'immunothérapie. Ainsi, ils ont pu identifier trois profils de réponse moléculaire :

  • les répondeurs à la chirurgie : l'ADN tumoral a disparu des prélèvements des malades après la chirurgie seule ;
  • les répondeurs au BCG : l’ADN tumoral encore présent après la chirurgie a diminué après l'immunothérapie ;
  • les non-répondeurs : pour ces malades, l'ADN tumoral a persisté ou augmenté après le BCG.

"Notre test permet de détecter de manière non invasive la maladie résiduelle minime après un traitement du cancer de la vessie, tout en tenant compte des mutations présentes dans l'urothélium normal (revêtement interne de la vessie), ce qui a compliqué les études précédentes", explique le Dr Joseph Liao, co-auteur principal de l'étude dans un communiqué. "Pour la première fois, nous avons pu distinguer les patients probablement guéris par le BCG de ceux guéris par la chirurgie."

Cancer de la vessie : une meilleure détection pour une meilleure prise en charge

Pour les chercheurs, leur nouveau test urinaire, qui évalue les risques de récidive de cancer de la vessie, est particulièrement prometteur. S’il est déployé sur le marché, il pourrait, selon eux, "éviter une immunothérapie inutile aux patients guéris moléculairement après la chirurgie", permettre de prescrire le BCG aux malades les plus susceptibles d'en bénéficier et ceux à haut risque de récidive. "Ce qui est particulièrement important en période de pénurie mondiale" de ressources, ajoutent les experts.

Autre point intéressant : identifier précisément les risques des patients réduit les risques de forme agressive ainsi que l'anxiété et les procédures invasives liées aux faux positifs.

"Si elle est validée dans des études plus vastes, cette approche pourrait passer le traitement du cancer de la vessie d'une stratégie unique à un modèle vraiment personnalisé - où un échantillon d'urine de routine aide à déterminer qui peut arrêter le traitement en toute sécurité et qui a besoin d'une intervention plus agressive avant qu'il ne soit trop tard", concluent les scientifiques.

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