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Gynécologie

SOPK : les bienfaits de ce mode d’alimentation

La pratique régulière du jeûne intermittent pourrait réduire le taux de testostérone chez les femmes atteintes de SOPK.

SOPK : les bienfaits de ce mode d’alimentation Sasithorn Phuapankasemsuk/iStock




L'ESSENTIEL
  • Selon une nouvelle étude, le jeûne intermittent pourrait réduire le taux de testostérone chez les femmes atteintes de SOPK.
  • Dans ces travaux, le jeûne intermittent consistait à s'alimenter uniquement pendant une période fixe de six ou huit heures par jour.
  • Pendant les 16 ou 18 heures restantes, seules les boissons sans calories et l'eau sont autorisées jusqu'au lendemain.

En France, une femme sur dix est concernée par le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), selon l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Ce problème hormonal se caractérise par une forte production d’hormones androgènes, qui a souvent pour conséquence un taux élevé de testostérone dans le sang.

Traiter la testostérone sans médicament grâce au jeûne intermittent

Cette forte concentration de testostérone peut se traduire par une hyperpilosité (chez 70 % des femmes atteintes), de l’acné ou une chute des cheveux. Pour baisser le niveau de cette hormone et limiter les désagréments qui l'accompagnent, le traitement le plus courant est la pilule contraceptive. Mais elle est parfois mal tolérée par les patientes. 

Nous recherchons d'autres moyens de réduire le taux de testostérone chez ces femmes, explique Krista Varady, auteure d’une nouvelle étude sur le jeûne intermittent et le SOPK, dans un communiqué. La perte de poids est une solution. Une perte d'environ 5 % du poids corporel peut contribuer à faire baisser le taux de testostérone et éviter tout traitement médicamenteux.”

Lors de leurs travaux, dont les résultats viennent d’être publiés dans Nature Medicine, Krista Varady et son équipe ont étudié une forme de jeûne intermittent consistant à s'alimenter uniquement pendant une période fixe de six ou huit heures par jour. Pendant les 16 ou 18 heures restantes, seules les boissons sans calories et l'eau sont autorisées jusqu'au lendemain.

Pendant les six mois de l’étude, 76 femmes en préménopause et atteintes du SOPK ont participé à cette étude. Elles ont été réparties en deux groupes : 

  • Jeûne intermittent avec prise alimentaire entre 13 et 19 heures chaque jour ;
  • Pas de restriction alimentaire mais obligation de compter les calories. 

Plus de 4 kilos perdus en six mois

Résultats : les chercheurs ont observé une baisse de la concentration de testostérone chez toutes les femmes. Dans les deux groupes, les participantes ont aussi baissé leur apport de 200 calories en moyenne par jour ce qui a entraîné, au bout de six mois, une perte de poids d’environ 4,5 kilogrammes. 

Jusque là, jeûne intermittent et restriction calorique semblent avoir les mêmes effets. Mais les scientifiques recommandent le premier pour deux raisons. D’après leurs analyses, lui seul permet : 

  • de réduire l’index androgénique libre, un indicateur de la quantité de testostérone active atteignant les tissus de l'organisme ;
  • d’améliorer le taux d'HbA1c, un marqueur de risque de diabète.

Il existe une idée reçue selon laquelle le jeûne intermittent est très mauvais pour les femmes, souligne Krista Varady, en affirmant que c’est faux. Cette étude, ainsi que plusieurs autres publiées par notre laboratoire et d'autres équipes, montrent que le jeûne intermittent peut en réalité améliorer les taux d'hormones féminines, notamment chez les femmes atteintes du SOPK.

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