- Un enfant de 24 jours, admis dans un hôpital à Montpellier après avoir consommé par un lait infantile visé par un rappel officiel, présente la toxine céréulide dans ses selles.
- La concentration de cette toxine, causant des symptômes digestifs, "était supérieur à la dose aiguë de référence, fixée fin janvier par les autorités sanitaires européennes et françaises à 0,014 microgramme de céréulide par kilo de masse corporelle."
- Selon le ministère de la Santé, "les investigations épidémiologiques, cliniques et analytiques se poursuivent en lien étroit avec les autorités compétentes."
Fin janvier, plusieurs laits infantiles ont été rappelés, car "des autocontrôles de Nestlé ont permis d’identifier la présence de la toxine céréulide dans un lot non commercialisé, produit par une usine des Pays-Bas", indique le ministère de l’Agriculture et de l’Agro-alimentaire. Pour rappel, cette toxine, résistante à la chaleur et agissant directement sur les mitochondries (les "centrales énergétiques" des cellules), est produite par la bactérie Bacillus cereus qui peut provoquer des symptômes digestifs (vomissements, diarrhée) dans les heures suivant l’ingestion. "Les investigations menées par l’exploitant sous la supervision des autorités compétentes ont permis d’identifier un ingrédient comme source de la contamination, une huile riche en acide arachidonique utile au bon développement des bébés, produite par un fournisseur chinois."
"Un premier résultat d’analyse de selles positif à la toxine céréulide"
Par la suite, trois bébés ayant consommé des produits qui ont fait l’objet d’un retrait sont décédés. En outre, une dizaine d’hospitalisations a été recensé. Selon le ministère de la Santé, "il n’a pas été mis en évidence de lien de causalité entre la consommation des laits infantiles concernés et la survenue de symptômes chez des nourrissons." Mais, ce 26 février, un premier lien a été confirmé. Une information validée par le ministère de la Santé qui a indiqué à la cellule investigation de Radio France "avoir reçu du laboratoire saisi dans le cadre des investigations en cours un premier résultat d’analyse de selles positif à la toxine céréulide. L’enfant concerné a été exposé à cette toxine. Il fait effectivement partie des cas précédemment recensés par les autorités sanitaires et intégrés au suivi national", précise le ministère qui reconnaît que "la présence de la toxine céréulide est susceptible d’expliquer les symptômes observés."
Une concentration de céréulide "supérieure à la dose aiguë de référence fixée fin janvier"
D’après les informations, des concentrations élevées de céréulide ont été détectés dans les selles d’un bébé âgé de 24 jours, hospitalisé du 6 au 7 février au CHU de Montpellier après avoir ingéré un lait infantile de la marque Gallia Calisma (Danone) contaminé par la toxine et visé par un rappel officiel. Le taux "était supérieur à la dose aiguë de référence, fixée fin janvier par les autorités sanitaires européennes et françaises à 0,014 microgramme de céréulide par kilo de masse corporelle." Le ministère souligne que "l’analyse de l’imputabilité relève d’une expertise collégiale médicale et scientifique. Elle appartient aux experts compétents, notamment aux soignants ayant pris en charge l’enfant ainsi qu’aux spécialistes en toxicologie mobilisés dans le cadre des investigations. (…) Les investigations épidémiologiques, cliniques et analytiques se poursuivent en lien étroit avec les autorités compétentes."


