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Pollution : ces substances présentes dans l’air accroissent le risque de dépression

Certains composants des particules fines de diamètre inférieur à 2,5 µm, comme les sulfates, le carbone élémentaire et les poussières du sol, sont liés à un risque accru de dépression chez les seniors, en particulier ceux présentant des comorbidités préexistantes.

Pollution : ces substances présentes dans l’air accroissent le risque de dépression Boyloso/iStock




L'ESSENTIEL
  • Une exposition prolongée aux PM2,5, notamment à leurs composants de sulfate, de carbone élémentaire et de poussière du sol, favorise le risque de dépression.
  • La combinaison de certains composants des PM2,5 est plus fortement liée à la dépression que les niveaux de pollution globaux pris isolément.
  • Ces associations sont plus marquées chez les personnes âgées souffrant déjà de troubles métaboliques, cardiovasculaires ou cérébraux.

"De plus en plus de données probantes suggèrent qu’une exposition à long terme aux particules fines (PM2,5) augmente le risque de développer une dépression. Cependant, la contribution de chaque composant spécifique des PM2,5 et le rôle modérateur des comorbidités restent à préciser", ont indiqué des chercheurs de l’université Emory (États-Unis). Ainsi, dans le cadre d’étude, ces derniers ont évalué les associations individuelles et conjointes entre l’exposition à long terme aux particules fines de diamètre inférieur à 2,5 µm et à leurs principaux composants et l’incidence de la dépression, et déterminer si les comorbidités modifient ces liens.

5,5 millions ont développé une dépression

Pour mener à bien les travaux, l’équipe a recueilli des données auprès de près de 23,7 millions de bénéficiaires américains du programme Medicare âgés de 65 ans et plus, entre 2000 et 2018. Ils se sont concentrés sur leur exposition au carbone élémentaire, l’ammonium, les nitrates, les sulfates, les poussières de sol (principalement du silicium) et le carbone organique, qui sont présents dans les PM2,5. Parmi les personnes suivies, plus de 5,5 millions ont développé une dépression au cours de la période de suivi. Les résultats, parus dans la revue JAMA Network Open, ont révélé que les adultes vivant dans des zones fortement polluées par les particules fines étaient plus susceptibles de développer une dépression.

Dépression : l’exposition à une combinaison de certains composants des PM2,5 augmente le risque

D’après les recherches, 4 des 6 principaux composants (sulfate, carbone élémentaire, poussières du sol et ammonium) étaient positivement associés à des symptômes dépressifs. Un mélange de plusieurs composants majeurs des PM2,5 présentait une association beaucoup plus forte avec la dépression que la masse de PM2,5 seule. "Chaque augmentation d’un quartile du mélange était liée à une hausse d’environ 7 % du risque de dépression L'analyse a également identifié les poussières du sol (poids : 0,41), les sulfates (poids : 0,34) et le carbone élémentaire (poids : 0,25) comme les principaux contributeurs." Les associations étaient plus marquées chez les personnes âgées présentant des comorbidités cardiométaboliques et neurologiques. "Ces résultats soulignent l'importance d'une réglementation ciblée des composants nocifs des PM2,5 afin de protéger les populations vulnérables", ont conclu les auteurs.

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