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Infection sexuellement transmissible

Lymphogranulomatose vénérienne en hausse : quels sont les symptômes de cette IST ?

Par Mégane Fleury

Dans l’Union européenne, les cas d’infections sexuellement transmissibles augmentent ces dernières années. La lymphogranulomatose vénérienne (LGV) fait partie des pathologies dont la circulation s’amplifie. 

dusanpetkovic/ISTOCK
En 2022, les cas d’infections sexuellement transmissibles ont augmenté dans l’Union européenne.
Par rapport à 2021, il y a eu 58 % de cas en plus de lymphogranulomatose vénérienne.
Cette IST peut mener à l’apparition d’abcès voire d’ulcère.

"Une augmentation inquiétante." Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) débute ainsi son rapport épidémiologique annuel sur l’état des infections sexuellement transmissibles dans l’Union européenne. Les données révèlent une hausse des cas de syphilis, de gonorrhée et de chlamydia, mais aussi de lymphogranulomatose vénérienne (LGV) aussi appelée maladie de Nicolas-Favre. 

Une multiplication des cas de lymphogranulomatose vénérienne dans l’UE

Selon le rapport, en 2022, 2.059 cas de LGV ont été signalés par 23 États membres de l’UE et/ou de l’Espace économique européen, soit une augmentation de 58 % par rapport à 2021 (où 1.302 cas ont été signalés dans les 23 pays). "Quatre pays (Espagne, Pays-Bas, France et Belgique) représentaient 84 % de tous les cas notifiés", précise le document. Il indique également que presque tous les cas enregistrés en 2022 ont été signalés chez des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. 

Qu’est-ce que la lymphogranulomatose vénérienne ?

Cette infection sexuellement transmissible est provoquée par la bactérie Chlamydia trachomatis (L1, L2 et L3). Selon l’ECDC, elle se transmet "par le sexe anal et éventuellement par le biais de pratiques telles que le fisting et l'utilisation de jouets sexuels ou de lavements". Les principaux symptômes de l’IST sont les ulcérations rectales, les saignements, les écoulements, la constipation et les douleurs abdominales.

Selon le manuel MSD, la pathologie se développe en trois phases : la première, après une période d’incubation de trois jours en moyenne, est marquée par l’apparition d’une lésion cutanée de petite taille, dans la zone dite "d’entrée" de la bactérie. "Le 2e stade débute habituellement chez l'homme après environ 2 à 4 semaines, par une augmentation de volume des ganglions inguinaux d'un ou des deux côtés formant de grandes masses, douloureuses, parfois fluctuantes (bubons), est-il souligné sur le site. Des bubons adhèrent à des tissus plus profonds et provoquent une inflammation de la peau parfois avec fièvre et une sensation de malaise." 

D’autres symptômes peuvent apparaître comme la perte de poids ou encore la fatigue. Le dernier stade est caractérisé par la disparition des lésions mais par la persistance de l’inflammation : un gonflement des organes génitaux peut demeurer. 

Comment soigner la lymphogranulomatose vénérienne ?

Pour établir un diagnostic, différents tests peuvent être réalisés dont une prise de sang ou un test PCR réalisé au niveau de la lésion. Si elle est détectée, l’IST se soigne avec un traitement antibiotique. Il dure entre trois et quatre semaines, et des tests PCR sont réalisés après la fin de celui-ci pour s’assurer de la guérison. 

Pour éviter toute contamination, il est nécessaire d'utiliser des préservatifs. "À la lumière de l'augmentation des cas d'IST à travers l'Europe, les individus devraient prendre des mesures proactives pour se protéger et protéger leurs partenaires, rappelle ainsi l’ECDC. (…) Étant donné que certaines de ces infections peuvent être asymptomatiques et transmises davantage à leur insu, il est important que les partenaires sexuels se fassent tester avant d'avoir des relations sexuelles sans préservatif." 

En cas de doute, il faut immédiatement consulter un médecin pour obtenir un traitement rapide.