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Guérison

Brûlure sévère : les maladies rénales et cardiaques réduisent les taux de survie

Par Diane Cacciarella

Selon une nouvelle étude, les pathologies touchant les reins et le cœur réduisent les taux de survie des personnes hospitalisées pour une brûlure grave.

gorodenkoff/iStock
48,6 % des patients souffrant d'insuffisance rénale n'ont pas survécu à leurs graves brûlures.
Environ un tiers de ceux atteints d’une maladie cardiovasculaire hospitalisés pour cause de brûlure grave n’ont pas survécu.
Ces deux types de pathologies ont donc un impact important sur la survie des patients.

Chaque année, en France métropolitaine, 8.000 patients sont hospitalisés pour cause de brûlure, selon Santé publique France. Il s’agit donc de brûlures graves - pour un adulte cela signifie qu’elle atteint plus de 10 % de la surface corporelle et qu’elle est du deuxième ou troisième degré - qui nécessitent une prise en charge immédiate. En 2014, 190 personnes sont décédées à l'hôpital à la suite de brûlures.

Les brûlures sont plus graves pour ceux atteints de maladies rénales et cardiaques 

Dans une nouvelle étude publiée dans la revue Surgery, des chercheurs ont voulu savoir si les maladies rénales et cardiaques avaient un impact sur le taux de survie après de graves brûlures. Pour cela, ils ont examiné les données de 1.193 patients hospitalisés en soins intensifs entre 2000 et 2019 pour de graves brûlures. L’influence des maladies chroniques préexistantes - rénales et cardiaques - a été incluse dans l’analyse.

Brûlure sévère : près de 50 % des patients souffrant d'insuffisance rénale sont décédés

D'après les résultats, 48,6 % des personnes souffrant d'insuffisance rénale n'ont pas survécu à leurs graves brûlures. Pour ceux atteints d’une maladie cardiovasculaire préexistante, environ un tiers des patients n’ont pas pu être sauvés. 

Ces deux types de pathologies ont donc un impact important sur la survie des patients. Les auteurs notent que l’influence des maladies rénales était plus forte chez les hommes que chez les femmes. Ces dernières étaient en effet plus susceptibles de survivre à une brûlure en ayant des antécédents d’insuffisance rénale.

"Heureusement, nous avons aussi pu montrer dans notre étude que le pronostic des patients gravement brûlés s'améliore d'année en année grâce au développement continu des possibilités de traitement”, explique Annika Resch, responsable de l'étude, dans un communiqué. Néanmoins, actuellement, les taux de survie restent encore inférieurs à la moyenne pour les personnes souffrant de brûlures graves et d’une maladie rénale ou cardiaque préexistante.