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Brûlures

Une brûlure sur trois hospitalisée concerne un enfant

Chaque année, près de 10 000 personnes sont hospitalisées pour brûlures. Les tout-petits se brûlent davantage, une sur trois, mais les seniors en meurent plus…

Une brûlure sur trois hospitalisée concerne un enfant ronstik / iStock


  • Publié le 19.07.2022 à 17h00
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L'ESSENTIEL
  • Près de 10 000 personnes sont hospitalisées pour brûlures chaque année.
  • Les tout-petits se brûlent davantage, mais les seniors en meurent plus…
  • Pour tester la gravité d’une brûlure, il y a deux critères principaux : l’étendue, mais aussi la profondeur.

Incendies massifs riment avec brûlures… Mais la brûlure fait partie des traumatismes quotidiens. Il y a 400 000 brûlés par an en France, dont près de 10 000 doivent être traités à l'hôpital... Un petit garçon, brûlé à la tête et au cou : voilà le portrait type du patient hospitalisé pour brûlure. Dans un cas sur trois, c’est un enfant âgé de 0 à 4 ans. Un âge qui s’explique par les débuts de la marche et les premiers accidents d’enfants qui n’ont pas conscience des risques. Mais la deuxième tranche d’âge touchée concerne… les seniors !

Les degrés

Pour tester la gravité d’une brûlure, il y a deux critères principaux : l’étendue, mais aussi la profondeur ; ce qui permet de les classer.
La brûlure du premier degré, dont le coup de soleil est le meilleur exemple, ne touche que l’épiderme, la couche superficielle. Les brûlures du second degré sont plus ou moins profondes, mais la peau se régénérera toute seule, à la différence des brûlures dites de troisième degré, qui détruisent toute la peau. Elles sont graves, parfois mortelles et nécessiteront toujours une greffe.
Il existe un quatrième degré qui est la carbonisation… On comprend ce que cela veut dire…

La principale cause de brûlures lors des accidents domestiques reste toujours la casserole d'eau bouillante qui dépasse de la cuisinière et que l'enfant se renverse sur la figure, à laquelle il faut ajouter les fers à friser et les tasses chaudes, surtout entre 9 mois et 1 an.  

Avec un grand classique, souvent tragique : le biberon que l’on réchauffe au micro-onde, dont le verre est froid mais le contenu brûlant qui risque de détruire définitivement l’œsophage… Il faut toujours tester la chaleur du liquide sur la peau du bras du papa ou de la maman... 

Eau fraîche tout de suite

Simple ou grave, la brûlure doit être immédiatement refroidie. On arrose avec de l’eau fraiche, sans pression, pendant 5 minutes. Et surtout sans déshabiller s’il s’agit de vêtements synthétiques car ils peuvent être collés à la peau et l’arracher. Si c’est une petite brûlure, cela va soulager.

Il suffira après de la recouvrir d’un peu de Biafine® ou d’un produit similaire et d’une compresse pour que l’exposition à l’air ne relance pas la douleur.
Si la brûlure est étendue – plus de la moitié de la peau de la main de la victime –, il faut soit appeler les secours, soit se rendre à l’hôpital. Dans les brûlures, la gravité n’est pas toujours spectaculaire ; loin s’en faut.

Pour les cas les plus graves, les greffes de peau sont parfaitement au point. On arrive même à fabriquer des mètres carrés de peau à partir de quelques cellules souches du brûlé.

Cicatrices importantes

La peau n’est que l’enveloppe… si c’est brûlé dessous, le résultat n’est pas très esthétique. C’est pourquoi il est toujours utile de prendre l’avis d’un spécialiste, en particulier les chirurgiens de la chirurgie réparatrice ; ils font des miracles, à condition de ne pas trop attendre.

 

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