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Psychologie

Qu'est-ce qui distingue les personnes qui n'aiment pas voyager ?

Par Dr Claire Lewandowski

La décision de voyager ou non est profondément personnelle et doit être respectée car les voyages ne sont pas un plaisir pour tous !

Chalabala/Istock
Si certaines personnes adorent voyager, d'autres n'en éprouvent aucun plaisir, notamment parce qu'elles n'aiment pas l'imprévu et les choses nouvelles.
Les changements inattendus, les environnements non familiers et la perte de contrôle peuvent être des sources d'angoisse.
Si vous vous reconnaissez dans ce type de personnalité mais que vous souhaitez toutefois augmenter votre ouverture à l'expérience, vous pouvez cultiver ce trait en incluant certaines activités créatives dans votre vie.

Si voyager est un plaisir pour de nombreuses personnes, et même un style de vie pour certains, d'autres y sont en revanche complètement indifférents. Malgré les moyens et les opportunités, ils préfèrent rester dans leur environnement familier.

Qu'appelle-t-on la « tendance nativiste » ?

Bien que le tourisme soit à nouveau en hausse en 2023 avec près de 90 % de ses niveaux d'avant la pandémie selon l'Organisation Mondiale du Tourisme, certains restent réfractaires à l'idée de voyager. L'une des raisons peut être ce qu'on appelle la « tendance nativiste », c'est-à-dire le fait de préférer ce qui est connu, familier et de valoriser la régularité.

Ces « non-voyageurs » sont plutôt résistants au changement, puisqu'ils préfèrent les situations connues et prévisibles. Ils aiment la répétition des mêmes habitudes et des mêmes activités et ont besoin de contrôler pour anticiper les résultats. Les expériences passées, l'éducation ou certains aspects de la personnalité peuvent influencer leur niveau d'ouverture à l'expérience.

L'intolérance à l'incertitude

Voyager implique de s'aventurer dans l'inconnu, une perspective qui peut être intimidante pour ceux qui ont une faible tolérance à l'incertitude. Les changements inattendus, les environnements non familiers et la perte de contrôle peuvent être des sources d'angoisse.

Bien qu'une planification minutieuse puisse éventuellement aider, le temps d'adaptation pour sortir de sa zone de confort peut être long et doit commencer progressivement.

L'influence de la personnalité

Le fameux modèle de personnalité de Costa et McCrae révèle que l'ouverture à l'expérience est un facteur clé. Les personnes qui obtiennent des scores faibles dans ce trait sont généralement plus conventionnelles et conservatrices, préférant des environnements et des interactions familières.

Si vous vous reconnaissez dans ce type de personnalité mais que vous souhaitez toutefois augmenter votre ouverture à l'expérience, vous pouvez cultiver ce trait en incluant des activités comme la lecture, l'apprentissage de nouvelles compétences, ou l'engagement dans des activités créatives. Les voyages courts ou proches de chez soi peuvent aussi être un pas vers une acceptation de nouvelles expériences.

En savoir plus : "Le grand saut: Osez sortir de votre zone de confort" de Gay Hendricks.