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Vaccination

Covid-19 : les moins fragiles n’ont pas besoin de rappel, selon l’OMS

Par Sophie Raffin

L’OMS estime que les personnes en bonne santé n’ont pas besoin d’une dose de rappel du vaccin anti-Covid.

Tirachard/istock
L'OMS a revu ses recommandations concernant la vaccination contre la Covid-19.
Si les plus fragiles doivent continuer à faire des rappels supplémentaires régulièrement, l'organisation estime qu'ils ne sont pas nécessaires pour les adultes en bonne santé.
En revanche, le vaccin primaire reste recommandé.

Après s’être réuni entre le 20 et 23 mars, le Groupe consultatif stratégique d'experts sur la vaccination (SAGE) de l'OMS a donné ses nouvelles recommandations pour le vaccin anti-Covid. Les experts estiment que les adultes en bonne santé n’ont pas besoin de faire les rappels supplémentaires.

Covid-19 : les adultes en bonne santé n’ont pas besoin de booster 

Pour l’organisation mondiale de la santé, les adultes en bonne santé sans comorbidité – généralement âgés de moins de 50 à 60 ans - doivent réaliser l’injection primaire et les premières doses de rappel. Toutefois, ils n’ont pas besoin de faire les rappels supplémentaires, en raison de l’immunité collective atteinte et des "rendements relativement faibles pour la santé publique". Des consignes similaires ont été données pour les enfants et adolescents présentant des comorbidités. 

Les jeunes sans aucun problème de santé ont pour leur part été classés comme “groupe à faible priorité”. "Les pays doivent tenir compte de leur contexte spécifique pour décider de continuer à vacciner les groupes à faible risque, comme les enfants et les adolescents en bonne santé, sans compromettre les vaccins de routine qui sont si cruciaux pour la santé et le bien-être de ce groupe d'âge", a expliqué la présidente du SAGE, le Dr Hanna Nohynek dans un communiqué diffusé le 28 mars 2023.

Vaccin anti-Covid-19 : une priorité pour les personnes fragiles

En revanche, les experts de l’organisme mondial continuent de préconiser un rappel supplémentaire entre 6 et 12 mois après la dernière dose pour les plus fragiles. C’est-à-dire les personnes âgées, les jeunes adultes présentant des comorbidités importantes (diabète, maladies cardiaques…), les patients immunodéprimés (par exemple, les personnes vivant avec le VIH et les greffés) ainsi que les femmes enceintes et les agents de santé de première ligne. Le délai entre les rappels dépend de “facteurs tels que l'âge et les conditions immunodéprimées”, ajoute le communiqué.

"Mise à jour pour refléter qu'une grande partie de la population est soit vaccinée, soit déjà infectée par la Covid-19, ou les deux, la feuille de route révisée souligne à nouveau l'importance de vacciner les personnes encore à risque de maladie grave, principalement les personnes âgées et celles souffrant d'affections sous-jacentes, y compris avec des boosters supplémentaires", explique la présidente du SAGE, le Dr Hanna Nohynek.