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Démence

5 façons de protéger votre cerveau, selon une neurologue

Par Sophie Raffin

Le cerveau est le chef d’orchestre de l’ensemble du corps humain. Il est donc essentiel d’en prendre soin. La neurologue Verna Porter a partagé ses astuces pour renforcer cet organe complexe.

AntonioSolano/istock
Selon les estimations, 50 millions de personnes sont atteintes de démence dans le monde. Près de 10 millions de nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année.
La maladie d'Alzheimer est la première cause de démence dans le monde.
Le cerveau qui pèse en moyenne 1,3 kg, est composé de 100 milliards de cellules nerveuses.

Sommeil, faim, réflexion, émotions, mouvements… le cerveau gère tout ce qu'on fait. Interrogée par le site américain Best Life, la Dr Verna R. Porter, neurologue et directrice du service démence, maladie d’Alzheimer et troubles neurocognitifs du Providence Saint John’s Health Center (USA), a partagé les éléments qui permettent de booster l’activité de cet organe indispensable.

Avoir des liens sociaux améliore la santé cérébrale

Cela peut paraître surprenant, mais parler et rencontrer d’autres personnes est un élément primordial de la bonne santé cérébrale. "Le maintien d’un solide réseau de famille et d’amis est très important", confirme la neurologue. Si votre cercle social est assez restreint, l’experte recommande de rejoindre "des organisations de bénévoles, des clubs ou des groupes sociaux, de suivre des cours (par exemple dans une salle de sport ou une université) ou de sortir (aller au cinéma, au parc, au musée ou autres lieux publics)" afin de multiplier les occasions de créer des liens sociaux.

Adopter le régime MIND pour prendre soin du cerveau

Un menu MIND est une combinaison des régimes méditerranéens et DASH. Cette alimentation - très riche en légumes, fruits et bons gras - est réputée pour prendre soin du cerveau. Elle fait entre autres la part belle aux légumes verts à feuilles, aux fruits et aux noix. De plus, elle prône la réduction de la consommation de viande rouge, du fromage et des sucreries.

"Un nombre croissant de recherches ont mis en évidence un lien étroit entre les troubles métaboliques comme le diabète et l’altération de la signalisation nerveuse dans le cerveau", explique la spécialiste. Elle ajoute ensuite : "De meilleures habitudes alimentaires peuvent aider à réduire l’inflammation dans le cerveau, ce qui aide à son tour à le protéger."

Bien dormir pour éliminer les toxines cérébrales

Ne pas assez dormir ne donne pas uniquement des cernes. Les insomnies et le manque de sommeil ont également des effets négatifs sur le cerveau. Ils augmentent par exemple les risques d'avoir la maladie d’Alzheimer. 

"Des études soulignent l’importance d’un sommeil ininterrompu pour éliminer les toxines cérébrales, y compris les peptides bêta-amyloïdes (soupçonnés de jouer un rôle dans le développement de la maladie d’Alzheimer, NDLR)", explique la médecin.

Elle ajoute : "Il est aussi important de traiter le syndrome d'apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS), car mal ou non pris en charge, il peut augmenter les risques de maladies cérébrovasculaires et/ou cardiovasculaires ainsi que le risque de développer une démence."

Faire travailler l'esprit pour entretenir la mémoire

Pour avoir un cerveau au meilleur de sa forme, il faut l’entretenir. Pour cela, faites des exercices cérébraux (puzzles, sudokus, mots croisés…) pour stimuler la mémoire et la concentration.

Si vous n’aimez pas ce type d’activités, la Dr Porter suggère d’étudier une nouvelle langue, de jouer un instrument de musique, d’apprendre à peindre ou à coudre. Lire (journal, livre, BD...) est également efficace. 

Rester actif pour "muscler" le cerveau

Pour muscler votre cerveau, faites du sport. "L’exercice peut ralentir la détérioration cognitive existante en stabilisant les connexions cérébrales plus anciennes (synapses) et aider à rendre de nouvelles connexions possibles. L’idéal est d’augmenter l’activité physique grâce à une combinaison d'exercices d’aérobie et de musculations", précise l’experte.

Bonne nouvelle, il n’est, néanmoins, pas nécessaire de se transformer en sportif semi-professionnel pour protéger votre cerveau. Des travaux ont montré que 20 min d’activité physique quotidienne comme faire le ménage, aller chercher le pain à pied ou monter les escaliers sont d’ores et déjà bénéfiques pour la santé cérébrale.