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Santé

8 indicateurs à suivre pour un cœur en pleine forme

Par Stanislas Deve

Voici 8 indicateurs à suivre pour avoir un cœur en bonne santé, selon l’American Heart Association.

Phatchara Bunkhachary / iStock
Les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde, rappelle l'OMS. En France, elles sont à l’origine d’environ 140 000 décès par an. A titre de comparaison, les accidents de la route étaient responsables de 3 248 morts en 2018.
Les jeunes de 9 à 16 ans ont perdu 25 % de leur capacité physique depuis 40 ans, selon la Fédération française de cardiologie. En moyenne, un enfant courait 600 mètres en 3 minutes en 1971, il lui en faut aujourd’hui 4 pour la même distance.

Et s’il y avait un mode d’emploi pour avoir un bon cardio ? A l’heure où, selon l’American Heart Association (AHA), seul un habitant des Etats-Unis sur cinq aurait un cœur en pleine forme, l’organisme a mis à jour son outil permettant d’évaluer la santé cardiovasculaire d’une personne.

Etabli pour la première fois en 2010, et baptisé « Life’s Essential 8 », celui-ci se base sur huit indicateurs répartis en deux groupes : les facteurs comportementaux ou environnementaux, autrement dit le mode de vie, et les facteurs biologiques.

Quatre habitudes de vie à prendre en compte

La qualité du sommeil, dernier indicateur en date à être ajouté à l’équation, tient un rôle prépondérant pour assurer la bonne santé du système cardiovasculaire. La durée idéale de dodo serait ainsi, selon les recommandations de l’AHA, de 7 à 9 heures pour les adultes, de 8 à 12h pour les enfants de 6 à 18 ans, et de 10 à 16h pour les moins de 5 ans. « Le sommeil influe la santé en général, et les personnes qui ont un rythme de sommeil sain gèrent mieux le poids, la pression sanguine et le risque de diabète de type 2 », selon le président de l’AHA.

L’alimentation est un des facteurs les plus cruciaux quand il s’agit de renforcer votre cœur. Le régime le plus sain serait le « méditerranéen », composé en abondance de fruits et légumes, de légumineuses, de graines, de céréales, d’huile d’olive et, de manière plus modérée voire occasionnelle, de produits laitiers, d’œufs, de poisson et de viande.

L’activité physique, encore et toujours, reste un des meilleurs moyens de prévenir le risque cardiovasculaire. L’idéal étant, selon l’AHA, de pratiquer chaque semaine 2h30 d’activité modéré ou 1h15 d’activité intense pour les adultes, et jusqu’à 7h pour les enfants au-delà de 6 ans.

Dernier facteur comportemental, l’exposition à la nicotine est déterminante pour la santé de votre cœur. Qu’il soit actif ou passif, le tabagisme augmente considérablement le risque d’accidents cardiovasculaires. Les cigarettes électroniques aussi.

Un score entre 0 et 100

Pour déterminer si votre cœur est au top de son potentiel, quatre facteurs biologiques sont également à prendre en considération : l’indicateur de masse corporelle (IMC), qui doit être idéalement compris entre 18,5 et 24,9 ; le taux de lipides dans le sang (« mauvais » cholestérol et triglycérides) ; la glycémie (le taux de glucose dans le sang) ; et la pression artérielle, considérée comme optimale autour de 120/80 mm Hg.

La santé cardiovasculaire de chaque individu est calculée en additionnant les scores de chacun des 8 indicateurs, puis en divisant le total par huit, pour aboutir à un score final compris entre 0 et 100, du moins élevé au plus élevé. L’état du système cardiovasculaire est considéré comme « préoccupant » en dessous de 50, « moyen » entre 50 et 79, et « bon » à partir de 80 sur 100.

Ces statistiques ne sauraient toutefois suffire à établir un diagnostic cardiaque complet car, selon l’AHA, les facteurs socio-économiques manquent encore à l’outil « Life’s Essential 8 ». En effet, une santé mentale fragile, un accès aux soins restreint, un faible niveau d’éducation ou encore les discriminations raciales peuvent être des sources de stress susceptibles de peser gros sur le cœur.