ACCUEIL > QUESTION D'ACTU > IVG : le Parlement allonge le délai jusqu'à 14 semaines

Loi

IVG : le Parlement allonge le délai jusqu'à 14 semaines

Par Camille Sabourin

Après un long parcours législatif, le délai légal pour une IVG a été porté de 12 à 14 semaines.

KatarzynaBialasiewicz/iStock

Il aura fallu près de 18 mois au Parlement avant d'adopter ce texte. Mais la proposition de loi portant de 12 à 14 semaines le délai légal pour une interruption volontaire de grossesse a été votée définitivement ce 23 février.

Fermetures de centres et déserts médicaux

C'est à la suite d'un rapport parlementaire remis en 2019 que cette proposition avait été déposée en 2020. Il s'agissait de permettre un meilleur accès à l'IVG en palliant les obstacles que constituent les fermetures de centres spécialisés et les déserts médicaux. Et à la suite des confinements liés à la pandémie de Covid-19 qui avaient encore aggravé la situation, une pétition réclamant cet allongement du délai légal avait été lancée par la présidente du Planning Familial et avait recueilli près de 50 000 signatures. Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français s'était prononcé contre cette mesure.

Partir à l'étranger

"Pour beaucoup de raisons, des femmes peuvent avoir besoin d'avorter plus tard", a déclaré à 20Minutes la co-présidente du planning familial, Sarah Durocher en regrettant que nombre d'entre-elles soient obligées de partir à l'étranger pour réaliser ces IVG au-delà de 12 semaines. Ce serait le cas de plusieurs milliers de femmes chaque année. "Il s'agit là souvent de femmes parmi les plus vulnérables, les très jeunes, les plus éloignées du système de soins, les femmes qui ont le moins accès à l’information sanitaire, celles qui n’ont pas de moyen de locomotion ou encore celles victimes de violences", a souligné pour sa part la député Marie-Noëlle Battistel.