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Gynécologie

Journée mondiale du droit à l'avortement : baisse du recours à l’IVG en France

A l’occasion de la journée mondiale du droit à l’avortement, la Drees publie de nouveaux chiffres sur le recours à l’IVG en France, qui ont nettement baissé en 2020.

Journée mondiale du droit à l'avortement : baisse du recours à l’IVG en France Chinnapong / istock.

  • Publié le 29.09.2021 à 16h30
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L'ESSENTIEL
  • Toute femme enceinte, y compris mineure, qui ne souhaite pas poursuivre une grossesse peut en demander l'interruption.
  • La pratique de l'avortement est réglementée et plusieurs étapes doivent être respectées, avant et après l'intervention.

En 2020, 222 000 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont été enregistrées en France, soit 11 000 en moins par rapport à 2019, selon un nouveau rapport de la Drees. Le volume annuel est en baisse de 4 % : le taux de recours à l’IVG s’établit à 14,9 pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans en 2020 contre 15,6% en 2019.

"L’évolution mensuelle du nombre d’IVG a été très particulière en 2020 avec une baisse plus marquée en mai et juin 2020 et dans une moindre mesure en juillet tandis que leur nombre est resté stable en mars et avril", note également la Drees. "Cette baisse s’explique probablement par une diminution des conceptions durant le premier confinement, car les statistiques publiées par l’Insee font par ailleurs état d’une chute du nombre de naissances à la fin de 2020 et au début de 2021", ajoutent les experts en santé publique.

Les femmes âgées de 20 à 29 ans avortent plus

C’est parmi les femmes âgées de 20 à 29 ans que les IVG restent les plus fréquentes : le taux de recours s’élève à 25,7%  parmi les 20-24 ans et à 27,1% pour les 25-29 ans. "Entre 2019 et 2020, les taux de recours ont diminué pour toutes les femmes âgées de moins de 40 ans. C’est particulièrement vrai chez les plus jeunes (18-25 ans)", indique la Drees. 

L’année 2020 se caractérise aussi par un recul du nombre d’IVG réalisées dans les établissements de santé : 154 000 contre 170 000 en 2019. Hors établissement, en revanche, ce nombre a continué de croître au même rythme que les années antérieures, porté par le transfert des IVG de l’hôpital vers la ville. Ce constat s’explique par la mise en place de mesures dérogatoires spécifiques en 2020 dans le cadre de la crise sanitaire, prolongeant de deux semaines le délai pour réaliser une IVG en ville.

Une situation particulière due à la Covid-19

A cause de la Covid-19, "la situation particulière de 2020 a entraîné une baisse des taux de recours métropolitains", analyse également la Drees. Cette baisse est plus notable en Corse, où le taux est passé de 19,4% en 2019 à 17% en 2020. Pour pour les autres régions de métropole, la diminution est contenue entre 0,3 et 1,2 point. Dans les DROM, les taux sont restés quasiment stables, passant en moyenne de 28,5% à 28,4% entre 2019 et 2020 (à l’exception de la Guyane, où une hausse de 3 points du taux de recours est observée).

La moitié des IVG réalisées en établissement hospitalier concerne des grossesses de moins de 8 semaines. En 2020, la part des IVG instrumentales pratiquées durant les deux dernières semaines du délai légal est restée stable par rapport à 2019, de l’ordre de 16 %. "La crise sanitaire n’a pas allongé l’âge gestationnel des IVG réalisées à l’hôpital", concluent les experts.

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