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Covid-19

Vaccins AstraZeneca : des effets secondaires “de forte intensité”

L’ANSM a comptabilisé 149 déclarations, reçues entre le 6 et le 10 février, faisant état de “syndromes grippaux de forte intensité” chez des soignants qui ont eu une première injection du vaccin britannique.

Vaccins AstraZeneca : des effets secondaires “de forte intensité” hapabapa/iStock

  • Publié le 12.02.2021 à 14h30
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L'ESSENTIEL
  • Aucun des 21 autres pays de l’Union européenne qui utilisent ce vaccin n’a rapporté de tels effets.
  • Pour le vaccin Pfizer, l’ANSM a relevé 73 cas d’hypertension artérielle de courte durée qui ne remettent pas en cause sa sécurité.
  • En Moselle, la progression rapide des variants brésiliens et sud-africains fait craindre que la situation devienne hors de contrôle.

Les premières injections du vaccin d’AstraZeneca ne se sont pas déroulées sans accroc. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a révélé ce jeudi 11 février avoir reçu 149 déclarations de pharmacovigilance entre le 6 et le 10 février mentionnant des “syndromes grippaux de forte intensité (fièvre élevée, courbatures ou céphalées)” chez des soignants ayant reçu une première dose du vaccin britannique, soit 1,49% des soignants vaccinés par ce vaccin. “C'est un signal qui doit être pris au sérieux, analysé”, a réagi Alain Fischer, président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, ce vendredi sur Franceinfo.

Aucune réaction similaire dans les autres pays européens

Les effets indésirables constatés, rappelle l’ANSM, sont “connus et décrits avec les vaccins”. Sur les 10 000 personnes qui ont reçu une dose du vaccin AstraZeneca, les cas d’effets secondaires indésirables ont été rapportés chez des professionnels de santé d’âge moyen de 34 ans. “On sait que dans les 48 heures qui suivent une vaccination on peut avoir des réactions de ce type, de syndrome grippal, précise Alain Fischer. Ce qui surprend un petit peu c'est qu'apparemment, il faut analyser les choses, il semble y en avoir un peu plus qu'attendu. Mais on sait qu'une fraction de personnes jeunes peuvent développer ce genre des symptômes.” Aucun des 21 autres pays de l’Union européenne qui utilisent ce vaccin n’a rapporté de tels effets.

En réaction, l’ANSM préconise de “vacciner de façon échelonnée le personnel d’un même service. En cas de fièvre et/ou de douleurs, nous conseillons de privilégier l’utilisation du paracétamol à la dose la plus faible et le moins longtemps possible.” Cela permettrait d’éviter d’avoir trop de personnels soignants absents en même temps et au même endroit.

En Moselle, les variants progressent et inquiètent

Des effets indésirables ont également été observés à la suite d’injection du vaccin Pfizer. L’ANSM a relevé 73 cas d’hypertension artérielle, sur les 2 140 cas d’effets indésirables relevés entre le 30 janvier et le 4 février, de courte durée qui ne remettent pas en cause sa sécurité mais qui “constituent un signal qui doit être surveillé”. Les symptômes évocateurs d’une hypertension artérielle, liste l’ANSM, sont un malaise, des maux de têtes et des vertiges. Devant ces symptômes, “nous recommandons aux personnes vaccinées d’effectuer un contrôle de la pression artérielle pour une prise en charge médicale la plus précoce possible si cela s’avère nécessaire”, poursuit l’Agence. Pour le vaccin Moderna, les données rapportées entre le 22 janvier et le 4 février ont fait état de 40 cas d’effets indésirables sans que cela soit accompagné de signal de sécurité.

En Moselle, la progression rapide des variants brésiliens et sud-africains fait craindre que la situation devienne hors de contrôle. Après la découverte de 300 cas de variants brésiliens et sud-africains, le maire de Metz, François Grosdidier (LR), a réclamé un confinement strict dans son département. Une inquiétude partagée par Olivier Véran lors de sa conférence de presse jeudi 11 janvier. Pour faire face à cette flambée en Moselle où “la situation est plus inquiétante”, le ministre de la Santé n’a pas exclu la possibilité de prendre rapidement des mesures. “Il nous faut être prêts à agir évidemment, si la situation devait le nécessiter, afin de protéger la population dans un territoire qui a déjà payé un lourd tribut à la pandémie”, a-t-il indiqué.

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