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Pollution de l’air

Tumeur cérébrale : respirer de l’air pollué pourrait augmenter le risque de méningiome

Les personnes exposées à des niveaux élevés de pollution atmosphérique seraient plus susceptibles de développer un méningiome, une tumeur cérébrale. 

Tumeur cérébrale : respirer de l’air pollué pourrait augmenter le risque de méningiome CAHKT/istock

  • Publié le 04.01.2026 à 16h30
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Plus de 4 millions de décès étaient liés à la pollution de l’air extérieur en 2019, selon l’Organisation Mondiale de la Santé. Dans une étude récente, des chercheurs danois révèlent que la pollution atmosphérique serait liée à un type de tumeur cérébrale. Leurs travaux, parus dans Neurology, montrent un lien entre des taux élevés de pollution et le risque de développer un méningiome. Cette tumeur cérébrale touche les méninges, les enveloppes du cerveau et de la moelle épinière. 

Une étude sur plus de 4 millions de personnes pour observer le lien entre méningiome et pollution de l'air 

Pour leur étude, les chercheurs ont analysé les données de près de 4 millions d'adultes au Danemark, âgés en moyenne de 35 ans, suivis pendant 21 ans. "Durant cette période, 16.596 personnes ont développé une tumeur du système nerveux central, dont 4.645 méningiomes", précisent les auteurs. Ils ont utilisé les adresses des participants et des outils de modélisation pour estimer l'exposition à long terme à la pollution atmosphérique. Ils se sont intéressés aux particules ultrafines, aux particules fines, au dioxyde d'azote et au carbone élémentaire, un indicateur de la pollution au diesel. Les scientifiques ont ensuite comparé l’évolution de l’état de santé des personnes les moins exposées à celles les plus exposées.

Méningiome : une corrélation avec la pollution atmosphérique 

"Pour les particules ultrafines, les personnes du groupe le moins exposé présentaient une exposition moyenne de 11.041 particules/cm³ sur 10 ans, contre 21.715 particules/cm³ pour celles du groupe le plus exposé, précisent-ils. Dans ces groupes, 0,06 % des personnes du groupe le moins exposé ont développé un méningiome, contre 0,20 % des personnes du groupe le plus exposé." Des facteurs, comme l’âge ou le sexe, ont été pris en compte pour ajuster les résultats. Dans leurs conclusions, les chercheurs estiment les personnes davantage exposées aux polluants atmosphériques présentaient un risque accru de développer un méningiome. Dans le détail, il y avait 10 % de risque supplémentaire pour les particules ultrafines pour chaque augmentation de 5 747 particules/cm³, 21 % de risque supplémentaire pour les particules fines pour chaque augmentation de 4,0 µg/m³, 12 % de risque supplémentaire pour le dioxyde d'azote pour chaque augmentation de 8,3 µg/m³ et 3 % de risque supplémentaire pour le carbone élémentaire pour chaque augmentation de 0,4 µg/m³. "L'étude n'a pas établi de lien significatif entre ces polluants et les tumeurs cérébrales plus agressives, comme les gliomes", précisent-ils.

Pollution de l'air : des effets multiples sur l'organisme 

"Notre étude suggère qu'une exposition prolongée à la pollution atmosphérique due au trafic et à d'autres sources pourrait jouer un rôle dans le développement du méningiome et vient s'ajouter aux preuves de plus en plus nombreuses que la pollution atmosphérique peut affecter le cerveau, et pas seulement le cœur et les poumons", observe Ulla Hvidtfeldt, docteure en sciences, de l'Institut danois du cancer à Copenhague et auteure principale de l’étude. Elle souligne que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats. "Mais si l'amélioration de la qualité de l'air peut contribuer à réduire le risque de tumeurs cérébrales, cela pourrait avoir un impact significatif sur la santé publique", conclut-elle.

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