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Drames

Suicide des adolescents : quels sont les facteurs de risque ?

Par Mégane Fleury

Des problèmes familiaux, une mauvaise hygiène de vie ou encore des troubles du sommeil peuvent faire partie des causes du suicide. 

Wacharaphong/iStock

La France a l’un des taux de suicide les plus élevés d’Europe : chaque année, 10 000 personnes mettent fin à leur jour. Près de 600 d’entre elles ont moins de 15 ans. Ce n’est pas le seul pays concerné, le suicide est la troisième cause de décès des adolescents dans le monde. Comment lutter contre ce phénomène ? En comprenant mieux les causes des suicides. C’est ce qu’a essayé de faire une équipe de recherche indonésienne. Les chercheurs ont passé en revue 66 études sur les suicides des adolescents parues entre 2015 et 2019, pour élaborer une liste des facteurs de risque. 

Le rôle de l’entourage

Parmi ces facteurs, ils recensent notamment les faibles capacités d’adaptation, l’abus de l’utilisation du smartphone, des déséquilibres nutritionnels, des troubles liés aux menstruations, une mauvaise hygiène de vie ou encore un sommeil perturbé. Les troubles mentaux chez les parents sont aussi une cause possible du suicide des adolescents, comme le manque d’interactions familiales ou les problèmes sociaux. 

Les chercheurs de l’université indonésienne de Brawijaya constatent qu’il existe, à l'inverse, des facteurs protecteurs comme le fait de trouver du sens à sa vie, d’avoir une alimentation équilibrée et adaptée, de lire ou de regarder des films. Avoir la foi ou être pratiquant font aussi partie de ces éléments qui réduisent le risque de suicide. 

Différentes catégories de risques

En France, l’Observatoire de la jeunesse a publié une note sur le suicide des jeunes en 2018. Trois facteurs suicidaires récurrents ont été identifiés dans ce texte : la consommation de produits psychoactifs, comme le tabac, l’alcool ou les drogues, les manifestations psychiques et les conditions de vie. Les discriminations font partie des éléments potentiellement déclencheurs, notamment celles liées à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre. Les adolescents des régions rurales et ceux qui souffrent de difficultés socio-familiales sont proportionnellement plus nombreux parmi les jeunes décédés d’un suicide. 

De nombreux dispositifs ont été créés pour venir en aide aux personnes suicidaires et à leurs proches comme Suicide Ecoute (01 45 39 40 00), S.O.S. Amitié (09 72 39 40 50) ou encore SOS Suicide Phénix (01 40  44 46 45). En cas d’urgence, il faut contacter les pompiers (18), la police (17) ou le SAMU (15).