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Pacte territoire santé

Déserts médicaux : 2 mesures phares pour séduire les jeunes médecins

Plusieurs textes facilitant l'installation des jeunes médecins dans les déserts médicaux viennent d'être publiés au Journal officiel. Pour les inciter à s'y installer, un revenu net mensuel de 3.640 euros leur sera garanti.

Déserts médicaux : 2 mesures phares pour séduire les jeunes médecins JAUBERT/SIPA

  • Publié 15.08.2013 à 12h13
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C'est chose faite ! Comme annoncé hier par la ministre de la Santé, Marisol Touraine, plusieurs textes relatifs à l'installation des jeunes médecins dans les territoires isolés ont été publiés ce jeudi au Journal officiel. Le gouvernement montre ici sa volonté de repeupler les déserts médicaux.

Parmi les mesures phares de ce dispositif attendu, l'une d'elles porte notamment sur la création de contrats de praticiens territoriaux de médecine générale (PTMG). Ils permettront de faciliter l'installation des jeunes médecins généralistes, non encore installés ou installés depuis moins d'un an, dans les zones qui se caractérisent « par une offre médicale insuffisante ou des difficultés dans l'accès aux soins.»
Ils pourront à ce titre bénéficier, pendant deux ans, d'un complément par rapport à leurs revenus tirés des activités de soins « de manière à leur garantir un revenu net mensuel de 3.640 euros.» Par ailleurs, des avantages en matière de protection sociale sont également prévus. Un complément de rémunération forfaitisé sera par exemple versé pendant trois mois en cas d'arrêt maladie ou pendant toute la durée d'un congé de maternité.
En contrepartie, « les bénéficiaires s'engagent, par contrat, notamment à respecter les tarifs opposables et à participer à la permanence des soins ambulatoires », rappelle le ministère. Au final, et pour l'année 2013, ce sont 200 contrats de type PTMG qui sont proposés.


S'agissant d'une autre mesure très incitative, celle sur le renforcement des contrats d'engagement de service public (CESP), elle ouvre le droit à une allocation mensuelle brute de 1.200 euros pendant les études en contrepartie d'un engagement à exercer dans des territoires identifiés comme fragiles.
De plus, « face à l'hétérogénéité de la répartition des dentistes sur le territoire, le dispositif de CESP est également élargi aux étudiants en odontologie qui pourront ainsi, en contrepartie de l'allocation mensuelle durant leurs études, renforcer l'offre de soins dentaires là où elle est quantitativement insuffisante ».
Ces deux dispositifs sont « le fruit d'une étude détaillée des freins pratiques à l'installation et participeront à l'amélioration de l'égalité d'accès aux soins », conclut le ministère.

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