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QUESTION D'ACTU

Futur scandale sanitaire ?

Cancers pédiatriques : 9 cas suspects dans deux communes de l’Eure

Neuf enfants résidant dans deux communes du département de l’Eure sont actuellement traités au CHU de Rouen pour des cancers pédiatriques. Une concentration inquiétante, qui a poussé l’Agence régionale de santé à ouvrir une enquête épidémiologique.

Cancers pédiatriques : 9 cas suspects dans deux communes de l’Eure Tashka/iStock

  • Publié 10.10.2019 à 09h30
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Ils sont finalement neuf. Depuis plusieurs mois, les cas de cancers pédiatriques se multiplient dans deux communes du département de l’Eure. Les neuf enfants vivent à Igoville et Pont-de-l’Arche et sont actuellement suivis par le CHU de Rouen après avoir développé un cancer pédiatrique.

L’alerte a été donnée par Charlène Bachelet, dont la fille Letty, cinq ans, est atteinte d’un neuroblastome. C’est lorsque Letty a été hospitalisée que sa mère s’est rendu compte que la fillette était loin d’être la seule à être suivie pour un cancer pédiatrique. Après avoir interrogé les parents d’autres enfants, elle a découvert huit autres cas de cancers d’enfants âgés de 5 à 11 ans dans un rayon de 3 km. Tous résident ou sont gardés dans les communes d’Igoville ou du Pont-de-l’Arche.

"Ma fille est suivie depuis le 19 août dernier au CHU et au fil des jours, en parlant dans les couloirs du 4ème étage du service pédiatrique avec d’autres parents, nous nous sommes aperçus que nous n’étions pas les seuls, que d’autres cancers se sont déclarés chez des enfants qui habitent tous dans le même secteur", a déclaré Charlène Bachelet à RTL.

Une enquête épidémiologique ouverte

Selon elle et les autres parents d’enfants concernés, c’est la pollution environnementale qui serait à l’origine de ces nombreux cas de cancer. Toutes les familles résident non loin de la Seine bordée de nombreuses industries chimiques.

"Cela fait un taux impressionnant de cancers sur ces deux communes qui comptent 6 000 habitants à elles deux. Je ne veux incriminer personne pour l’instant mais il y a des suspicions. Il y a dans le secteur des entreprises dont on ne sait pas ce qu’elles utilisent comme produits, il y avait aussi ici, il y a quelques années, une entreprise chimique qui a fermé depuis", constate Charlène Bachelet, qui a alerté l’Agence régionale de santé.

Celle-ci vient d’annoncer qu’elle lançait une enquête épidémiologique, "une procédure normale quand il s’agit de valider un signalement", explique Christine Gardel, directrice de l’antenne normande de l’agence sanitaire.

De son côté, Charlène Bachelet se dit satisfaite. "L’ARS m’a prise au sérieux. Ils ont ouvert un dossier tout de suite et missionné des enquêteurs épidémiologiques pour voir quelles sont les raisons." Elle a indiqué poursuivre de son côté ses recherches dans l’attente des résultats de l’enquête épidémiologique, attendus dans plusieurs mois.

Cette concentration de cancers pédiatriques dans un secteur restreint rappelle les cas de cancers d’enfants recensés à Sainte-Pazanne, une commune de Loire-Atlantique. Entre 2015 et 2019, 17 enfants ont été diagnostiqués d’un cancer.

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