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Smartphone : un usage trop fréquent affaiblirait certaines zones du cerveau

Par Camille Sabourin

Trop utiliser son smartphone ou autres appareils électroniques pourrait avoir un impact sur certaines zones du cerveau, notamment celles liées à la compréhension de textes scientifiques.

Ridofranz/istock

Pour cette rentrée, il serait peut-être judicieux de contrôler l’usage du smartphone ou de la tablette chez votre ado ! Selon une récente étude, publiée dans la revue Scientific Reports, une interaction excessive avec des appareils électroniques pourrait affaiblir l’activité de certaines zones du cerveau, centrales dans la compréhension de textes scientifiques.

Plus exactement, les chercheurs ont remarqué qu’envoyer des textos ou lire sur une tablette fréquemment était corrélé négativement avec l’activité de zones du cerveau qui permettent la compréhension de plusieurs sources d’information, tels que les articles scientifiques ou autres textes informatifs.

Une causalité qui reste à vérifier

Les chercheurs ont utilisé de l’imagerie à résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) afin de surveiller l’activité du cerveau pour rechercher les schémas associés à l’intégration d’information pendant la lecture. 

Les 51 participants à l’étude ont lu des articles scientifiques couvrant des sujets variés liés aux mathématiques, aux circuits électriques ou à l’environnement. L’équipe de chercheurs a alors remarqué qu’il existait une corrélation négative entre la fréquence de l’utilisation d’appareils électroniques et l’activité de régions du cerveau comme le cortex insulaire gauche et le gyrus frontal inférieur, centraux notamment dans la compréhension du langage.

Une autre étude, publiée en 2017, avait déjà suggéré que les personnes utilisant trop fréquemment leur smartphone ou autre appareil électronique étaient moins susceptibles de comprendre correctement un texte scientifique. 

Ping Li, directeur de recherche associé à l’université PennState et auteur de l’étude, tient cependant à nuancer. "Il est important de souligner que ce que nous montrons ici n’est pas une causalité, explique-t-il. Pour le moment, nous montrons simplement une corrélation entre ces zones du cerveau et une utilisation excessive d’appareils électroniques."