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Hypothyroïdie infraclinique : les traitements hormonaux sont inutiles dans la majeure partie des cas

En cas d'hypothyroïdie infraclinique, la substitution hormonale ne réduit pas une éventuelle fatigue ou des troubles de l’humeur. 

Hypothyroïdie infraclinique : les traitements hormonaux sont inutiles dans la majeure partie des cas fizkes/ISTOCK

  • Publié 16.05.2019 à 08h00
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L’hypothyroïdie infraclinique est un trouble défini par la conjonction de deux facteurs : un taux de thyréostimuline (TSH) élevé et un taux normal de thyroxine libre. L'hormonothérapie substitutive est fréquemment prescrite pour essayer d'améliorer des symptômes non-spécifiques qui euvent exister, comme une fatigue ou des troubles de l'humeur. Un groupe d'experts internationaux conteste cependant l’intérêt de ces médicaments pour la plus grande partie des patients. Les résultats de leur travaux sont publiés dans le British Medical Journal

Un traitement nécessaire aux femmes enceintes 

L’équipe de scientifiques a analysé 21 études concernant au total près de 2 200 patients. Ils concluent que pour les adultes atteints d’hypothyroïdie infraclinique, l’hormonothérapie de substitution n’améliore pas les symptômes (problème de poids, symptômes dépressifs, fatigue...).

Les chercheurs précisent toutefois que cette recommandation n'est pas valable pour les femmes enceintes, ou celles qui cherchent à l’être et pour les patients qui ont un taux élevé de TSH, supérieur à 20 mIU/L. Dans ces cas, la substitution reste nécessaire. Deux autres catégories de patients pourraient également tirer des bénéfices d’un traitement : ceux qui souffrent de symptômes importants et les moins de 30 ans. 

Entre 1996 et 2006, l’usage des hormones thyroïdiennes aurait été multiplié par deux, sans rationnel scientifique évident et alors que les traitements substitutifs de l’hypothyroïdie sont administrés à vie.

Les femmes plus concernées 

L’hypothyroïdie touche trois fois plus les femmes que les hommes. Sa fréquence tend à augmenter avec l’âge : les personnes âgées de plus de 65 ans sont les plus à risque. En France, elle touche deux personnes sur 100.

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