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Sinemet

Parkinson : une importante pénurie d'un traitement inquiète les patients

Par Chloé Savellon

Une importante pénurie de Sinemet® inquiète les associations de patients. Ce traitement prescrit aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson est actuellement en rupture de stock et ne sera pas réapprovisionné avant mars 2019. 

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Prescrit à 60% des 200 000 patients atteints de la maladie de Parkinson, le Sinemet connaît une rupture de stock depuis fin août en France. Pire : le laboratoire américain MSD qui fabrique le médicament le stock a annoncé que ce médicament ne sera pas renouvelé avant mars 2019.

Les spécialités de Sinemet concernées par la pénurie sont les suivantes : le Sinemet 100mg/10mg comprimé, le Sinemet 250mg/25mg comprimé, et le Sinemet LP 200 mg/50 mg, comprimé à libération prolongée. 

Tremblements, rigidité des muscles...

La maladie de Parkinson est la 2e maladie neurodégénérative la plus fréquente du système nerveux. Elle est due à la dégénérescence progressive d’une catégorie particulière de cellules nerveuses sécrétrices de dopamine dans le tronc cérébral.

À un stade avancé de la maladie (5 à 7 ans), des problèmes de contrôle des muscles apparaissent progressivement. Les tremblements, la lenteur des mouvements et la rigidité, qui représentent les principaux symptômes de la maladie de Parkinson, s’aggravent. Or, le Sinemet est justement prescrit pour réduire ces symptômes.

Un facteur de stress pour les patients

Au-delà des conséquences dramatiques sur les symptômes de cette maladie neurodégénérative, la rupture de stock de Sinemet représente un facteur de stress important pour les malades, dénoncent les associations du Collectif Parkinson. Elles souhaitent que les pouvoirs publics trouvent une solution permettant "de sortir de cette prise d’otages insupportable pour les malades".

Le 19 septembre, l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) a annoncé la mise en place d'un plan d'actions afin d’éviter toute interruption de traitement chez les patients concernés. L'agence conseille notamment aux patients de consulter au plus vite leur médecin traitant afin de trouver une solution. L'ANSM rappelle  que les malades ne doivent en aucun cas modifier leur traitement sans un avis médical au préalable.