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QUESTION D'ACTU

Agence européenne du médicament

Diane 35: l'avis de l'Europe conforte les médecins français

L'Agence européenne du médicament évalue les bénéfices du médicament Diane 35 supérieurs aux risques. Un avis qui rejoint la position des spécialistes français.

Diane 35: l\'avis de l\'Europe conforte les médecins français VALINCO/SIPA

  • Publié 19.05.2013 à 10h21
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L'Agence européenne du médicament n'a pas suivi la France sur la suspension de Diane 35 du laboratoire Bayer. Cet anti-acnéique était largement utilisé par les Françaises comme pilule contraceptive, entraînant ainsi, selon l'agence de sécurité du médicament (ANSM), des risques thromboemboliques élevés. 

Mais cet avis européen rejoint aujourd'hui la postion des médecins français qui avaient été nombeux à émettre des doutes quant à la pertinence de la décision de nos autorités sanitaires.
En effet, 24 heures après l’annonce de la suspension de Diane 35 par le directeur de l’Agence nationale du médicament, le syndicat des gynécologues (Syngof) exprimait déjà des réserves. « Diane 35 présente pour tous les gynécologues la spécificité appréciée par les jeunes femmes d’assurer leur contraception en traitant les ravages de l’acné pour certaines d’entre elles alors que bien des pilules de 2ème génération peuvent les aggraver », écrivaient-ils dans un communiqué. Et les spécialistes s’interrogaient aussi sur « les lacunes en matière de solutions thérapeutiques alternatives ».

Le syndicat réfutait pareillement l’argument de détournement de prescription. Il souhaitait que « la balance entre risques et avantages soit correctement assurée, à l’abri des émotions médiatiques… » 
Concernant les 4 décès constatés en 25 ans, les gynécologues demandaient que « l’analyse de ces accidents soit rigoureuse. Les accidents thrombophlébitiques, poursuivait le communiqué,  sont des accidents connus depuis toujours chez les femmes, non seulement enceintes mais aussi en dehors de la grossesse ». 
Et au Syngof de conclure que la substitution de Diane 35 par des produits inoffensifs ne serait pas facile, tout médicament comportant des risques.

En février 2013, les dermatologues réagissaient à leur tour. Leur syndicat national, le SNDV, déplorait la  suspension de l'anti-acnéique Diane 35 et regrettait que l'ANSM ait eu « une réaction plus politique que scientifique ». 
« Sur les informations disponibles, il n'y a aucune raison de suspendre Diane 35. Notre souci, c'est que l'ANSM fasse le pompier, se contentant d'éteindre l'incendie parce qu'il y a eu une plainte. Cette décision relève de la désinformation » , estimait le président, le Dr Luc Sulimovic.  

Le  Dr Luc Sulimovic prenait le pari en étant certain que l'EMA allait retoquer la demande de l'ANSM. Réponse prochainement de la Commission Européenne seule instance habilitée à trancher le conflit.

 

 

 
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