- La radiofréquence non ablative peut améliorer la fonction sexuelle chez les femmes ménopausées, selon l'étude.
- Cette technique consiste à chauffer les tissus en profondeur à l’aide d’ondes électromagnétiques. Ce qui permet d’améliorer leur élasticité, leur fermeté, leur hydratation et leur qualité.
- Les femmes qui avaient suivi 6 séances, avaient une meilleure fonction sexuelle et santé vaginale que les autres.
Avec les changements physiques et surtout le déclin des hormones sexuelles, la vie sexuelle et génitale des femmes ménopausées n’est pas toujours au beau fixe (sécheresse vaginale, douleurs pendant les rapports, troubles urinaires…). Les patientes peuvent se tourner vers l’hormonothérapie pour améliorer leur quotidien. Toutefois, une étude assure qu’une méthode non-médicamenteuse est tout aussi efficace pour soulager ce trouble, appelé syndrome génito-urinaire de la ménopause.
Il s’agit de la radiofréquence monopolaire, une technologie médico-esthétique utilisée pour le raffermissement et améliorée la peau. Les résultats ont été publiés dans la revue Menopause le 11 février 2026.
Syndrome génito-urinaire : un essai pour étudier l'intérêt de la radiofréquence monopolaire
La radiofréquence monopolaire consiste à chauffer les tissus en profondeur à l’aide d’ondes électromagnétiques. Ce qui permet d’améliorer l'élasticité, la fermeté, l'hydratation et la qualité de la peau. Plusieurs études ont montré que la radiofréquence pouvait aussi être intéressante contre le syndrome génito-urinaire de la ménopause. Cependant, face à des données insuffisantes, les chercheurs ont voulu mener un nouvel essai clinique.
Ils ont ainsi réuni 62 participantes ménopausées souffrant de sécheresse vaginales et d'autres troubles génitaux. La moitié d’entre elles ont bénéficié de 6 séances de radiofréquence monopolaires au niveau vaginal. Les volontaires restantes recevaient un traitement placebo. Toutes les femmes devaient ensuite répondre à des questions permettant de déterminer leurs indices de fonction sexuelle et de santé vaginale. Par ailleurs, le statut œstrogénique était déterminé par cytologie vaginale. Cela consiste à calculer les proportions de cellules basales, intermédiaires et superficielles présentes. Les évaluations ont été réalisées au début de l’étude, après le traitement et lors d'un suivi à 12 semaines.
Radiofréquence et ménopause : une méthode non-hormonale sûre et efficace
L’analyse des données obtenue montre que la radiofréquence monopolaire non-ablative améliore la santé vaginale et la fonction sexuelle des femmes souffrant d’un syndrome génito-urinaire de la ménopause. Les résultats confirment également que cette intervention non-hormonale est sûre, bien tolérée et efficace.
"Cette petite étude apporte des preuves préliminaires de l’efficacité de la radiofréquence monopolaire sur la santé vaginale et la fonction sexuelle chez les femmes ménopausées. Des études complémentaires menées auprès de cohortes plus importantes et plus diversifiées, avec des évaluations multidimensionnelles des résultats et un suivi à plus long terme, sont nécessaires pour confirmer son applicabilité clinique", explique le Dr Stéphanie Faubion, directrice médicale The Menopause Society, dans un communiqué.



