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Lubrifiants, injections & lasers

Sécheresse vaginale : comment préserver sa sexualité

La sécheresse vaginale touche particulièrement les femmes ménopausées en affectant la qualité des rapports sexuels. Traitements classiques et nouvelles options passés au crible.

Sécheresse vaginale : comment préserver sa sexualité ©123RF-racorn

  • Publié 15.01.2016 à 08h00
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Ménopause, maladies, stress… Après la cinquantaine, bon nombre de femmes souffrent de douleurs à la pénétration au cours des rapports sexuels ou dans leur vie quotidienne. Beaucoup se plaignent d’irritations, démangeaisons et brûlures. Beaucoup diminuent leur activité sexuelle voire s'en détournent. Or, de nouveaux traitements viennent compléter la panoplie des anciens, mal connus, des médecins eux-mêmes.

 Les quatre piliers du traitement

« D’une manière générale, la prise en charge repose sur quatre traitements à associer ou à prendre séparément », explique le Pr Pierre Marès, gynécologue, (faculté de médecine de Montpellier) et spécialiste des douleurs vulvo-vaginales :

  • les super-lubrifiants : à prendre en dehors des rapports, ils retapissent la muqueuse vulvo-vaginale. Contrairement aux simples lubrifiants qui viennent compenser le manque de lubrification pendant les rapports sexuels (dû à un manque d’excitation), il faut un traitement plus adapté en cas de sécheresse vaginale avérée (qui existe aussi en dehors des rapports). Les gels longue durée comme le Replens®, qui a fait l’objet d’une étude clinique, s’avèrent alors efficaces. L’étude sur ce produit a montré que ce gel vaginal hydratant (sans hormone) possédait un effet comparable à des hormones administrées localement ;
  • les lactobacilles vaginaux : ils régénèrent la flore intime et aident celle-ci à être plus fonctionnelle ;
  • le travail du périnée et de la sangle abdominale : il permet d’améliorer la circulation sanguine dans cette zone, les produits utilisés ont alors beaucoup plus d’efficacité sur la cicatrisation. La rééducation peut s’accomplir avec l’aide d’un kinésithérapeute spécialisé (périnéologue) ;
  • Enfin, la prise en charge peut être d’ordre psychologique ou sexologique pour accompagner le traitement.

Une pommade anti-échauffement bonne à tout faire

La sécheresse vaginale s'accompagne souvent d'un échauffement de la vulve en certaines circonstances. Sport, ébats amoureux, jean trop serré…se payent de brûlures et d'inconfort douloureux.  Des pommades hydratantes , apaisantes et réparatrices à base de zinc permettent de soulager. Une ou deux applications dans la journée réduisent à néant l’irritation. Petit plus, qui vient en soutien de la stratégie de la vulve.

 Injections et laser

Si les moyens classiques ne suffisent pas, le gynécologue peut proposer des nouvelles solutions :

Les injections d’acide hyaluronique dans le vagin. Le traitement « permet d’hydrater l’intérieur du vagin et de la vulve et de restaurer un taux normal d’acide hyaluronique à l’intérieur, rendant le vagin souple, élastique, plus épais grâce à l’hydratation, explique le gynécologue Sylvain Mimoun ». Le produit est injecté au niveau du vagin ou des lèvres, il est indolore, même si l’appréhension est légitime. Une à deux séances suffisent avec un effet pendant six mois à un an. On renouvelle ensuite tous les ans . L’indication : toutes les maladies ou leurs traitements qui entraînent une sécheresse durable (cancers, polyarthrite rhumatoïde…)

Le traitement laser . Cette fois, il s’agit d’une sonde laser qui ressemble à un spéculum rond, percé d’orifices qui laissent passer le rayonnement. Le médecin introduit le laser à l’intérieur du vagin, celui-ci va chauffer les cellules superficielles, elles seront éliminées et permettront la stimulation des cellules plus profondes, riches en eau. Le vagin devient alors plus réactif, souple, fonctionnel. Utilisé à Milan et aux Etats-Unis depuis quelques années, il commence à être pratiqué en France avec succès. Compter une séance par mois pendant trois mois, et une quatrième, un an après. L’effet dure environ un an. 

L’ hygiène intime sans excès !

Les femmes qui souffrent de sécheresse vaginale ou qui redoutent les infections ( parfois répétées à la ménopause) se lavent plutôt deux fois par jour qu’une et c’est l’inverse qu’il faudrait faire.  Même l’eau finit par irriter et dessécher les muqueuses. L’idéal : se laver une seule fois par jour et utiliser des savons sans colorant, sans parfum et surtout… sans savon ( à base d’avoine notamment), bref, des produits adaptés, doux, et non desséchants.

 

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Posté par Pourquoidocteur sur lundi 18 janvier 2016
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