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QUESTION D'ACTU

Découverte scientifique

Hommes et femmes ne sont pas égaux face à la dépression

L’étude des gènes de personnes dépressives montre l'existence de différences entre hommes et femmes. Cela pourrait permettre de développer des traitements différenciés selon le sexe, plus adaptés et plus efficaces.

Hommes et femmes ne sont pas égaux face à la dépression kitzcorner/iStock

  • Publié 15.03.2018 à 07h30
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  • Mise à jour le 15.03.2018 à 08h54
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Les femmes sont deux fois plus touchées par la dépression que les hommes. Si plusieurs facteurs peuvent l’expliquer, la génétique a une réponse à donner.

Des chercheurs canadiens ont étudié les cerveaux de personnes dépressives, ils ont constaté que la dépression n’implique pas les gènes de la même manière chez les hommes et chez les femmes. L’étude a été réalisée par l’université de Pittsburgh et le Centre de toxicomanie et de santé mentale de Toronto, au Canada.

Un fonctionnement différent des gènes  

Les scientifiques ont compilé les données de plusieurs études déjà réalisées. Au total, les cerveaux de 100 patients décédés ont été étudiés et comparés. 50 de ces personnes ne souffraient d’aucun trouble dépressif majeur (groupe témoin), et un groupe souffrait de symptômes dépressifs (26 hommes et 24 femmes dans ce groupe).

Pour cette recherche, les chercheurs ont du mesurer l’intensité de l’expression des gènes, pour ce faire, ils ont mesuré la quantité de protéines produites par un gène. Les chercheurs constatent que la plupart des gènes dont le fonctionnement est altéré l’est, soit uniquement chez les hommes, soit uniquement chez les femmes.
Mais le plus intéressant est que lorsque un gène est altéré à la fois chez l’homme et la femme, il l’est de manière différente, et même de manière opposée. 

Des traitements différenciés pour les hommes et les femmes 

Dans le cas des gènes qui affectent la fonction synaptique, ils s’expriment de manière plus forte dans le cerveau des femmes, alors qu’ils s’expriment au contraire moins fort dans les cerveaux masculins.

A l’inverse, les gènes qui affectent la fonction immunitaire s’expriment moins fort chez les femmes, et de manière plus accrue chez les hommes.

Ces résultats pourraient permettre de développer des traitements spécifiques pour les hommes et d’autres pour les femmes. Ceux-ci seraient plus efficaces dans le traitement de la dépression. 

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